M. Ebrahim Azizi - président du Comité de sécurité nationale et de politique étrangère du Parlement iranien - a affirmé que la guerre contre la République islamique ne se limitera pas aux frontières de ce pays.
Le 28 février, sur le réseau social X, M. Azizi a écrit: "Nous avons averti que ce conflit s'étendrait à toute la région". Le message a été publié avec une carte détaillée indiquant l'emplacement des bases militaires américaines en Turquie, en Syrie, en Irak, en Jordanie, au Koweït, en Arabie saoudite, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis (EAU) et à Oman.
Cette action est considérée par les observateurs comme un avertissement direct visant les pays voisins, les obligeant à choisir entre maintenir une alliance avec Washington ou faire face à des représailles de Téhéran. La publication d'une carte des bases américaines montre que l'Iran est prêt à activer un réseau de missiles balistiques et des forces commandées dans toute la région.
La déclaration de M. Azizi intervient dans un contexte où les armées américaine et israélienne viennent de mener l'opération "Lion rugissant" qui a gravement endommagé l'infrastructure de commandement iranienne, y compris les rapports sur le décès du général Amir Hatami.
Dans les pays cités, l'état d'alerte a été porté à son maximum. Le Qatar et les ÉAU ont entamé des consultations d'urgence avec les États-Unis pour assurer la sécurité des installations pétrolières et gazières et des infrastructures de télécommunications essentielles.
Pendant ce temps, les experts américains en sécurité craignent que la menace d'une attaque à grande échelle de l'Iran ne déclenche une course aux armements ou ne force les pays arabes à fermer l'espace aérien aux avions militaires américains afin d'éviter d'être entraînés dans le tourbillon du conflit.
La combinaison d'une frappe physique de la coalition et de menaces de représailles de Téhéran plonge le Moyen-Orient dans la pire crise géopolitique depuis des décennies.
Actuellement, le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) aurait mis des unités de missiles à la frontière en état d'alerte maximale. Le monde attend avec impatience de voir si Washington prend des engagements de protection pour ses alliés dans la région face à cette menace d'"expansion du conflit" de l'Iran.