Le ministère de la Santé recueille actuellement des avis sur le projet de circulaire réglementant la décentralisation des pouvoirs de recrutement, d'utilisation et de gestion des fonctionnaires et des employés relevant du ministère. S'il est promulgué, de nombreux pouvoirs auparavant exercés directement par le ministère seront confiés aux unités subordonnées, afin d'accroître la proactivité, de raccourcir les procédures administratives et d'accroître la responsabilité des chefs.
Selon le ministère de la Santé, à partir du 1er juillet 2026, la loi sur les cadres et les fonctionnaires et la loi sur les employés de la fonction publique (modifiée) ainsi que les décrets d'application sont entrés en vigueur, avec de nombreux changements dans les méthodes de gestion et d'utilisation des fonctionnaires et des employés de la fonction publique. Certains contenus tels que le recrutement, le changement de poste, la mutation, le détachement ou l'approbation des postes sont réglementés dans le sens de confier à l'organisme de gestion ou de décentraliser à l'organisme d'utilisation pour la mise en œuvre.
Afin de se conformer aux nouvelles réglementations et à la politique de promotion de la décentralisation et de la délégation de pouvoirs, le ministère de la Santé estime que la publication de la circulaire est nécessaire afin de créer une base juridique pour que le recrutement, l'utilisation et la gestion des fonctionnaires et des employés des agences administratives et des unités de service public relevant du ministère soient fluides et stables.
Selon le projet, les chefs des départements et des bureaux du ministère se verront confier de nombreuses pouvoirs dans le travail de recrutement de fonctionnaires. Ces unités sont chargées d'élaborer et de décider des plans de recrutement, de créer des conseils de recrutement et de reconnaître les résultats du recrutement.
En outre, les chefs d'unités sont également autorisés à décider d'accepter de devenir fonctionnaires pour certains cas tels que les fonctionnaires travaillant dans des unités de service public; les personnes percevant un salaire dans l'armée populaire, la police populaire ou les organisations de cryptographie mais qui ne sont pas des fonctionnaires; les personnes qui ont été des cadres, des fonctionnaires puis qui ont été transférées, mutées à des postes qui ne sont pas des fonctionnaires.
Le projet souligne que la décentralisation doit garantir une gestion unifiée, conforme aux dispositions de la loi, et en même temps adaptée à la capacité de gestion de chaque unité. L'objectif est de simplifier les procédures administratives, d'accroître l'autonomie et la responsabilité des agences et des unités et d'accroître la responsabilité des chefs.
En ce qui concerne le changement de poste, le projet propose également d'accorder des pouvoirs supplémentaires aux unités relevant du ministère.
Dans le cas où les fonctionnaires sont transférés à un poste ayant un grade supérieur, le chef du département, de l'agence et du bureau du ministère décidera de créer un conseil pour évaluer la conformité aux normes et conditions des fonctionnaires selon le plan de changement de poste. Ensuite, le chef des agences et du bureau du ministère décidera du changement de poste et du grade correspondant pour les fonctionnaires relevant de sa gestion.
Dans le cas d'un transfert à un poste ayant le même grade professionnel mais un grade différent, les chefs des départements et du bureau du ministère sont autorisés à décider du changement de poste et du classement au nouveau grade conformément à leur autorité.
Dans le cas d'un transfert à un poste ayant un grade inférieur, le chef de l'organisme utilisant les fonctionnaires est autorisé à décider si le fonctionnaire ne répond pas aux exigences de la tâche ou a une demande volontaire de transfert à un poste inférieur.
Le projet propose également de confier aux chefs des départements et des bureaux du ministère le pouvoir de décider de la mutation et de la délégation de fonctionnaires relevant de leur champ de gestion conformément à la loi; et en même temps de décider de licencier les fonctionnaires relevant de leur autorité de gestion, sauf en cas de chef ou de chef adjoint des organisations administratives relevant du ministère.