Ce qui se passe dans la zone limitrophe de la commune d'A Lưới 1 (ville de Huế) avec la commune de La Lay (Quảng Trị) montre une destruction de l'environnement organisée, entraînant des conséquences directes sur la vie, les moyens de subsistance et la santé des habitants.
Dans l'article "Des voleurs d'or creusent des collines, des activités bruyantes dans la zone frontalière de la ville de Hue" publié le 23 avril 2026, un journaliste de Lao Dong a rapporté que dans les zones de Khe Bung, Khe Ru Rau, les voleurs d'or construisent des cabanes, creusent des tunnels, creusent des collines. Plus inquiétant encore, les voleurs d'or montrent des signes d'utilisation de cyanure, un produit chimique extrêmement toxique. Si cette substance toxique est emportée par le courant d'eau boueuse, les conséquences ne s'arrêteront pas à un point d'extraction mais se répandront le long du ruisseau Ly Leng, se dirigeant vers la rivière Dakrong, traversant de nombreux villages.
Les gens n'ont pas besoin d'analyses chimiques pour comprendre le danger. Ils voient l'eau changer de couleur, sentent des odeurs étranges, ressentent avec leur propre peau qui démange après chaque contact.
Les poissons et les crevettes disparaissent, les enfants sont interdits de descendre dans la rivière, de nombreuses familles doivent aller loin pour prendre de l'eau potable. Ce sont les avertissements les plus vivants d'une source d'eau empoisonnée.
La source d'eau est contaminée, les terres cultivées sont envasées, l'écosystème est détruit, le prix à payer durera de nombreuses années.
Une rivière teinte en rouge n'est pas seulement une image d'un environnement dégradé, mais aussi un symbole d'impuissance si cette situation n'est pas arrêtée.
Les autorités locales n'ont pas manqué d'agir. Des opérations de ratissage ont été organisées, les machines ont été détruites et les camps ont été supprimés.
Mais la réalité montre qu'après chaque retrait des forces, les voleurs d'or reviennent. Parce que les voleurs d'or n'opèrent pas de manière spontanée et à petite échelle, ils sont organisés, surveillés et ont des calculs de profit.
Pendant ce temps, les forces fonctionnelles sont limitées par un terrain accidenté, une main-d'œuvre limitée et des méthodes de travail insuffisamment décisives et continues.
Il est temps de changer d'approche, pas seulement de réprimer, mais de déraciner à la racine.
Il faut contrôler strictement les routes d'approvisionnement, l'approvisionnement en produits chimiques et en équipements. Identifier clairement les chefs de file, les traiter sévèrement conformément à la loi, au lieu de se contenter de détruire les véhicules.
Plus important encore, il est nécessaire de placer les droits des citoyens au centre de l'attention.
Les habitants ne peuvent plus continuer à vivre dans la peur constante de l'eau toxique, ne peuvent pas produire, ne peuvent pas vivre normalement.
Éradiquer les voleurs d'or n'est pas seulement pour préserver les forêts, préserver les terres, mais aussi pour préserver l'eau potable pour la population, préserver la paix pour les villages riverains.
Les citoyens souhaitent que le gouvernement s'implique, agisse de manière plus décisive et efficace. La protection de l'environnement et de la santé des citoyens n'est pas un slogan, mais une responsabilité juridique et morale.