Dans ce contexte, le ministère de la Santé finalise le projet de loi sur la sécurité alimentaire (amendée), proposant 4 groupes de politiques clés visant à modifier globalement les méthodes de gestion. Il ne s'agit pas simplement de modifier une loi qui a plus de 15 ans, mais d'ajuster la pensée de gestion pour suivre le rythme des changements du marché.
À mesure que la chaîne d'approvisionnement s'allonge, que les activités commerciales en ligne se développent fortement et que les aliments circulent par de nombreux canaux différents, l'inspection à quelques étapes ne suffit plus à prévenir les risques. La conséquence est que les autorités compétentes ne détectent souvent les violations que lorsque les produits sont parvenus aux consommateurs.
Le point notable de ce projet est le passage de la mentalité "détecter puis traiter" à "évaluer les risques pour prévenir". La gestion selon la chaîne d'approvisionnement, le renforcement de la traçabilité et l'application de la technologie numérique sont des orientations conformes à la tendance de la gestion moderne. Ce dont les gens ont besoin, ce ne sont pas les ratissages après l'incident, mais la garantie que les aliments qui leur arrivent ont été contrôlés dès le début.
Ce point de vue est également d'accord avec l'exigence de placer la santé du peuple au-dessus de tout. Le secrétaire général et président de la République Tô Lâm a souligné que si la sécurité alimentaire n'est pas assurée, la construction d'un hôpital supplémentaire ou la formation de médecins supplémentaires ne peuvent pas résoudre fondamentalement les problèmes de santé communautaire. C'est une vision qui considère la prévention comme une solution fondamentale, au lieu de se concentrer uniquement sur la réparation des conséquences.
Cependant, la modification de la loi n'est qu'un début. La décision reste la capacité de mise en œuvre. Si les données entre les agences ne sont pas connectées, la traçabilité n'est toujours que formelle; si le contrôle dans l'environnement du commerce électronique est encore plus lent que le rythme d'apparition des stands, alors les nouvelles réglementations auront du mal à être aussi efficaces que prévu.
Un marché alimentaire sûr ne peut pas reposer uniquement sur la vigilance des consommateurs. Personne ne peut distinguer à l'œil nu les aliments propres des produits contrefaits et de mauvaise qualité si les informations sur l'origine ne sont pas transparentes et que la responsabilité des acteurs de la chaîne d'approvisionnement n'est pas clairement établie.
La loi sur la sécurité alimentaire (modifiée) doit donc créer un mécanisme dans lequel la responsabilité incombe aux producteurs, aux commerçants et aux organismes de gestion, au lieu de pousser involontairement les risques vers les consommateurs. Parce que la santé publique ne peut pas être protégée par des recommandations "soyez un consommateur sage", mais doit être protégée par un système de gestion suffisamment strict pour que les gens n'aient plus à parier chaque fois qu'ils choisissent des aliments pour leurs repas quotidiens.