Aux heures de pointe, un jeune enfant fait du vélo en traversant la ligne de passage entre les adultes pressés. Dans un autre endroit, c'est aussi un enfant, mais assis au milieu d'une foule, penché sur le sol, plongé dans son propre monde, comme séparé des autres. Deux images dans deux espaces différents, évoquent le même sentiment de la petitesse de l'individu face au courant collectif. Un bus passe à travers la ville alors qu'il fait nuit, emportant avec lui des passagers avec leur propre rythme de vie; chaque fenêtre est comme une petite histoire, séparée mais flottant ensemble dans un courant de mouvement commun. Dans un autre coin de rue, un client achète à la hâte une tasse de café à emporter avant d'aller au bureau.
Il n'y a pas seulement du mouvement, ce sont aussi des moments où les gens se touchent. C'est une étreinte dans les rues du Maroc, lorsque deux hommes s'arrêtent au milieu d'un flux de véhicules bondés pour s'offrir un moment intime. Il y a peut-être longtemps qu'ils ne se sont pas rencontrés, mais à travers leurs yeux et leurs étreintes, on peut ressentir le lien entre les deux personnes. Dans une ville toujours trépidante, cette image ralentie devient spéciale.
Dans d'autres scènes, les humains apparaissent comme une petite partie de structures plus grandes. Il s'agit de l'image d'une femme joignant respectueusement les mains devant la statue du Saint Tran Hung Dao, ou d'une foule se promenant devant la statue de la Vierge Marie à Notre-Dame. Ces images ne parlent pas seulement d'espace, mais évoquent également une transition entre l'ancien et le nouveau, entre la foi et le développement, entre l'individu et le système.

Bien qu'il ait été photographié dans de nombreux pays, ici, le journaliste du journal Lao Dong ne met pas l'accent sur les différences culturelles, mais veut évoquer la similitude. Partout, les gens sont occupés, cherchent également des moyens de se connecter, il y a aussi des moments d'arrêt très courts au milieu d'un monde en mouvement constant. Peut-être, précisément dans ces "intersections", entre les pas et l'arrêt, entre l'étrange et la proximité; la vie humaine devient plus claire. Et aussi là, les choses qui semblent très petites ont un sens plus grand que nous ne le pensons.









