Ressources humaines STEM de haute qualité
Si le problème de chaque élève est « quel secteur choisir? », celui de chaque école est « comment enseigner de manière substantielle? », alors au niveau de la gestion macroéconomique, la grande question stratégique est: comment l'éducation, les entreprises, les scientifiques et le marché du travail peuvent-ils coopérer pour créer une main-d'œuvre STEM de haute qualité?
Dans une économie mondiale fortement influencée par l'intelligence artificielle, la transformation numérique, l'économie verte et la restructuration des chaînes d'approvisionnement, la capacité STEM est devenue un élément essentiel de la puissance nationale. Le FEM prévoit que des dizaines de millions d'emplois seront remplacés et qu'environ 40% des compétences des travailleurs évolueront dans les années à venir. Ce fait confirme qu'un pays ne peut pas s'arrêter à l'objectif de courir après le nombre de diplômés en STEM chaque année. Le nombre de diplômes n'est qu'un indicateur d'entrée; la qualité de la capacité, la capacité de recherche approfondie, l'esprit d'innovation et la capacité de transformer les connaissances en produits de valeur commerciale sont les facteurs déterminants de la valeur ajoutée de l'économie.

La Banque mondiale (Banque mondiale) avertit que pour réaliser l'ambition de développer les hautes technologies et atteindre l'objectif de devenir un pays à revenu élevé d'ici 2045, le Vietnam doit non seulement étendre l'offre d'étudiants STEM, mais aussi particulièrement une équipe d'experts exceptionnels capables de diriger la recherche, d'exploiter des laboratoires aux normes internationales et de mettre la technologie sur le marché.
C'est à ce moment-là que la construction d'un "écosystème STEM" devient extrêmement urgente.
Nécessité de construire un écosystème STEM
Un écosystème STEM efficace doit créer un flux continu de connaissances et de ressources humaines entre les maillons: l'enseignement général - l'université/formation professionnelle - les établissements de recherche - les entreprises - le marché du travail. Là, les élèves découvrent leurs capacités et sont orientés vers l'emploi dès le plus jeune âge; les étudiants apprennent en résolvant des problèmes pratiques; les universités coopèrent étroitement avec les entreprises dans la recherche; et la politique de l'État facilite le déplacement des ressources humaines entre le domaine académique et le domaine de la production. Si un maillon est rompu, l'efficacité de l'ensemble du système diminuera considérablement.
Les suggestions politiques de l'approche "skills-first" de l'OCDE apportent une leçon importante au Vietnam: au lieu de se concentrer uniquement sur les indicateurs du nombre brut de diplômes, la politique de développement des ressources humaines doit être basée sur des données de prévision du marché du travail mises à jour. Ces données doivent devenir la base permettant aux gestionnaires de voir les groupes de compétences qui manquent, d'aider les écoles à ajuster les programmes de formation et les élèves à avoir des informations fiables pour orienter l'avenir.
En outre, un écosystème STEM civilisé doit garantir l'inclusion et l'égalité, élargir les possibilités d'accès pour les femmes et les groupes vulnérables, afin d'éliminer les barrières de genre dans le domaine technique (où les femmes ne représentent actuellement qu'environ 35% des diplômés STEM mondiaux selon les statistiques de l'UNESCO).
Le Vietnam doit résolument éviter de transformer l'éducation STEM en une course aux réalisations superficielles en termes de nombre de clubs ou de concours de mouvement. Il est essentiel de construire un système institutionnel synchrone, où la politique éducative est liée à la vision économique, les entreprises investissent activement dans la formation et les apprenants sont équipés d'une pensée d'apprentissage tout au long de la vie. L'objectif final de STEM n'est pas de transformer tout le monde en scientifique, mais de construire une génération de citoyens qui s'adaptent activement, sont créatifs et maîtrisent la technologie - une base solide pour la compétitivité nationale.