Selon une enquête menée par la société de recherche GfS Bern (Suisse) auprès du fonds Mercator, jusqu'à 94% des personnes interrogées estiment que les adolescents doivent être mieux protégés contre les risques liés aux réseaux sociaux.
Dans le même temps, 78% estiment que les groupes technologiques ont une influence trop importante sur l'opinion publique.
Ce résultat reflète la tendance générale en Europe et dans de nombreuses autres régions du monde, où les gouvernements renforcent de plus en plus le contrôle des plateformes technologiques, en particulier lorsqu'elles concernent de jeunes utilisateurs.
La ministre suisse de l'Intérieur, Elisabeth Baume-Schneider, a déclaré qu'elle était prête à envisager des mesures plus énergiques, notamment la possibilité d'interdire aux mineurs d'utiliser les réseaux sociaux. Actuellement, le gouvernement du pays élabore un projet de loi visant à renforcer la transparence et la responsabilité des grandes plateformes en ligne.
Cette décision intervient dans un contexte de pressions juridiques croissantes sur les géants de la technologie.
Récemment, un jury de Los Angeles a conclu que Meta et Google avaient commis des erreurs dans la conception de la plateforme nuisible aux jeunes. Cette décision devrait créer un précédent pour de nombreux procès similaires à l'avenir.
Non seulement la Suisse, mais d'autres pays européens envisagent également des mesures fortes. Parmi eux, l'Autriche a récemment proposé d'interdire aux enfants de moins de 14 ans d'utiliser les réseaux sociaux, ce qui montre une tendance à une gestion de plus en plus stricte.
L'enquête de GfS Bern a été menée auprès d'environ 1 000 personnes âgées de 16 ans et plus entre le 1er et le 12 décembre.
Bien que l'échelle ne soit pas trop importante, les résultats montrent toujours un consensus élevé dans la société sur la nécessité d'agir pour protéger les enfants contre l'environnement numérique.
Dans un contexte de réseaux sociaux de plus en plus populaires, en particulier chez les jeunes, des politiques de contrôle plus strictes pourraient continuer à être encouragées, non seulement en Suisse mais dans le monde entier.