Mme Nguyễn Thu Trang (Hanoï) a partagé en voyant les scènes désagréables à la porte du Bouddha: "Je vais au temple pour trouver la paix, mais en réalité, je dois me forcer au milieu d'une mer de monde".
Partageant le même sentiment, Mme Trần Thị Tín (Hanoï) a confié que les festivals d'aujourd'hui sont trop "commercialisés", perdant leur élégance inhérente. Malgré cela, elle choisit toujours de garder un état d'esprit respectueux, priant silencieusement pour sa famille et ses proches.
Le chercheur en culture - Dr Nguyễn Ánh Hồng - estime que cette distorsion provient du fait que certains rituels des festivals ne sont plus vraiment compatibles avec le rythme de vie moderne. Grâce au processus d'étude des distorsions des festivals dans tout le pays, de la commercialisation, de la sécularisation, de la vulgarisation des festivals...
Selon Mme Hong, certaines coutumes ont une signification symbolique dans l'ancienne société, mais lorsqu'elles sont placées dans le contexte actuel, elles peuvent facilement conduire à des comportements qui ne sont plus appropriés.
Le Dr Nguyễn Ánh Hồng a souligné que les festivals doivent être sélectionnés et ajustés pour s'adapter, il n'est pas possible de maintenir les coutumes arriérées si elles provoquent le chaos ou déforment les valeurs humaines. Les festivals doivent être un lieu où les gens trouvent la beauté, et non un lieu pour exposer le désordre et le chaos.
Partageant ce point de vue, M. Nguyễn Trọng Tuệ - directeur de l'Institut de recherche sur l'architecture et la culture orientales - analyse plus en profondeur l'état d'esprit des fidèles. Selon lui, aller au temple de manière civilisée doit d'abord commencer par le cœur et une compréhension correcte de la croyance. La réalité que les gens aillent au temple avec des vêtements inappropriés ou avec l'état d'esprit d'"échange" est un malentendu regrettable. Aller au temple au vrai sens du terme, c'est pour cultiver le cœur, nourrir le caractère et se tourner vers le bien.
Une personne qui va au culte civilisé ne se manifeste pas seulement par une tenue discrète, des gestes doux ou la patience de faire la queue, mais aussi par la conscience.
Juste la sincérité, même une goutte d'huile d'encens suffit à compléter un plateau de nourriture. La valeur de ce plateau de nourriture respectueux est mesurée par l'esprit, et non par la mesure matérielle", a-t-il évalué.
Un beau festival ne peut exister durablement que si chaque individu est conscient qu'il fait partie du patrimoine. Maintenir l'hygiène, ne pas jeter de petite monnaie n'importe où ou se comporter correctement au lieu du festival n'est pas seulement une règle, mais aussi une mesure culturelle de chaque citoyen. Que chaque pèlerinage au début du printemps soit vraiment un voyage de retour à la bonté, pour que la beauté traditionnelle brille pleinement, au lieu de laisser des images sales après chaque saison de festival.