À l'approche de la Conférence sur l'imprégnation de la résolution du XIVe Congrès du Parti, de nombreux réalisateurs espèrent que le cinéma vietnamien profitera de l'occasion pour percer fortement.
Le journaliste travailliste a eu une conversation avec le réalisateur Phi Tien Son, réalisateur du film "Peach, Pho and Piano".
Du point de vue du réalisateur, quelle est la plus grande opportunité pour le cinéma vietnamien dans la période actuelle?
- Je pense que la plus grande opportunité pour le cinéma vietnamien en ce moment est le retour de la confiance du public.
Après une longue période d'éclipse par les films étrangers, le public vietnamien revient progressivement dans les cinémas pour regarder des films vietnamiens, et c'est une base extrêmement importante.
Une fois la confiance acquise, le cinéma national peut tout à fait "reprendre" le box-office s'il existe des œuvres de qualité suffisante.
Par ailleurs, les politiques de développement de l'industrie culturelle suscitent également une attention accrue, ouvrant des conditions favorables en termes de mécanismes.
Cependant, les opportunités, aussi grandes soient-elles, nécessitent toujours des personnes suffisamment compétentes pour les saisir, sinon elles passent très facilement.
- Selon vous, pour avoir des films à la fois bons en termes de contenu et attrayants pour le public, quelle est la chose la plus importante?
À mon avis, les deux facteurs les plus importants restent le talent et l'opportunité. Les cinéastes ont besoin de compétences réelles, de la pensée créative aux compétences professionnelles.
Mais le talent seul ne suffit pas, ils ont besoin d'opportunités pour exercer leur métier, pour expérimenter, voire pour se tromper et tirer des leçons.
Inversement, s'il y a une opportunité mais pas de talent, il est également difficile de créer des films de valeur.
Le cinéma est un domaine qui exige une combinaison de l'individu et de l'environnement, donc ces deux facteurs doivent aller de pair.

Dans quelle direction les histoires sur la culture et l'histoire, si elles sont renouvelées, devraient-elles être abordées pour être plus proches du jeune public, selon vous?
Je pense qu'il faut aborder des sujets "intemporels". Par exemple, l'aspiration à la liberté, la fierté nationale ou le voyage pour affirmer l'ego personnel.
Ce sont des valeurs qui ne sont jamais dépassées et qui peuvent toucher de nombreuses générations, en particulier les jeunes spectateurs.
Cependant, l'important ne réside pas seulement dans le contenu, mais aussi dans la façon de raconter l'histoire.
Si nous continuons à raconter à l'ancienne, sans créativité, il sera très difficile d'attirer les spectateurs. La façon de raconter doit être nouvelle, attrayante, avec un rythme adapté à la vie moderne.
Quelles sont vos attentes concernant la construction de projets de films à grande échelle, portant une empreinte vietnamienne claire?
En fait, à l'heure actuelle, la réalisation de grands projets d'envergure nationale reste assez difficile.
L'une des raisons est que le cinéma vietnamien manque d'une "torche" de la littérature - c'est-à-dire des œuvres suffisamment grandes et suffisamment profondes pour servir de base à l'adaptation.
Lorsqu'il n'y a pas de matériaux forts de la littérature, la réalisation de films à grande échelle, à la fois riches en identité et profonds, rencontrera de nombreuses limites.
C'est ce que je pense que le cinéma vietnamien doit prendre au sérieux.
Alors, du point de vue de vous, qu'est-ce que le cinéma vietnamien a besoin de plus pour créer des percées dans les prochaines années?
Je pense que le plus important est d'avoir des "rêves de percée".
Cela peut sembler abstrait, mais en réalité, c'est très concret. Si les professionnels n'osent pas penser grand, n'osent pas fixer des objectifs élevés, il est très difficile de créer un changement.
En outre, nous devons encore perfectionner les mécanismes, la formation des personnes et l'expansion du marché.
Mais surtout, l'esprit d'oser percer est le facteur décisif.
Vous avez déjà réalisé des films imprégnés de culture nationale tels que "Đào, phở và piano", selon vous, le matériel traditionnel est-il toujours "facile à toucher" le public?
Je pense que les matériaux traditionnels ont toujours leur propre attrait, mais le problème est de les renouveler.
Si nous conservons l'ancienne façon d'expression, il sera très difficile d'atteindre le public moderne.
Lorsque vous racontez des histoires sur l'histoire, la nation, quels éléments placez-vous habituellement en premier: l'authenticité, les émotions ou autre chose?
Pour moi, le plus important est l'esprit d'hommage aux ancêtres et aux prédécesseurs. C'est le fondement de la réalisation de films sur l'histoire ou la nation.
Une fois que nous avons cette base, nous pouvons construire des éléments supplémentaires tels que les émotions ou le divertissement de manière appropriée.
Que pensez-vous de l'introduction d'images très vietnamiennes telles que la culture locale, la cuisine, la musique, le mode de vie... dans les films pour créer une empreinte personnelle?
Je pense que ce n'est pas parce que l'on met la culture et l'histoire dans les films que l'on peut créer une empreinte, créer un effet. L'important est de savoir "comment les mettre en scène". Si cela n'est qu'illustratif ou forcé, cela aura l'effet inverse.
Inversement, si ces éléments culturels doivent être intégrés naturellement dans l'histoire, liés aux émotions et au parcours du personnage, alors les éléments culturels deviendront un point culminant très efficace.
Selon vous, quel est l'étape la plus difficile pour faire des films sur le thème de la culture ethnique et de l'histoire nationales aujourd'hui?
En fait, je pense qu'il n'y a pas d'étape facile. Du scénario, du budget à l'approche du jeune public, ce sont tous des défis majeurs.
Cependant, le point essentiel reste l'histoire. S'il existe un scénario suffisamment bon, suffisamment puissant pour toucher le public, les autres facteurs peuvent être progressivement résolus. Inversement, si l'histoire n'est pas assez forte, il est très difficile de convaincre le public.
Si vous avez l'occasion de réaliser un grand projet au Vietnam dans un avenir proche, quelle histoire voulez-vous raconter?
Je veux raconter des histoires de gentillesse et d'esprit noble. Ce sont des valeurs universelles, non seulement du Vietnam mais de toute l'humanité.
Si elles sont racontées de manière sincère et profonde, de telles histoires peuvent tout à fait toucher le public international, tout en conservant l'identité très particulière des Vietnamiens.