Le gouvernement vient de publier le décret 184/2026/ND-CP du 25 mai 2026 modifiant et complétant un certain nombre d'articles du décret n° 59/2019/ND-CP du 1er juillet 2019 du gouvernement détaillant un certain nombre d'articles et de mesures pour mettre en œuvre la loi sur la prévention et la lutte contre la corruption qui a été modifiée et complétée par un certain nombre d'articles du décret n° 134/2021/ND-CP du 30 décembre 2021 du gouvernement.
Le décret 184/2026/ND-CP modifie et complète l'article 7 du décret n° 59/2019/ND-CP sur les responsabilités des chefs d'agences, d'organisations et d'unités dans l'exercice de la responsabilité de rendre des comptes.
Parmi ceux-ci, le point notable est que le chef doit "assumer la responsabilité en cas de violation de la responsabilité" dans son agence ou unité.
L'ancienne réglementation du décret n° 59/2019/ND-CP s'est limitée à l'inspection et au traitement des violations des subordonnés sans souligner la responsabilité personnelle du chef.
L'article 7 ajoute également la responsabilité personnelle d'exécuter des tâches et des fonctions publiques. En conséquence, les individus doivent prendre l'initiative de fournir des explications à la personne qui les demande. Ils doivent fournir des informations et des documents complets et précis liés au contenu de l'explication; ils doivent rendre compte au chef de la demande d'explication et des résultats de l'exécution. Les individus doivent être responsables devant le chef et devant la loi du contenu de leur explication.
Le décret 184/2026/ND-CP ajoute l'article 7a après l'article 7 du décret n° 59/2019/ND-CP réglementant la responsabilité d'élaborer un cadre de critères et un ensemble de critères pour évaluer l'efficacité de la mise en œuvre de la responsabilité.
En conséquence, l'Inspection gouvernementale a promulgué un cadre de critères pour évaluer l'efficacité de la mise en œuvre de la responsabilité dans l'exercice des tâches et des fonctions publiques afin de guider les ministères et les agences au niveau ministériel dans l'élaboration d'un ensemble de critères pour évaluer l'efficacité de la mise en œuvre de la responsabilité des agences, organisations, unités et individus dans l'exercice des tâches et des fonctions publiques pour le secteur et le domaine qu'ils gèrent.
Le contenu de l'évaluation se concentre sur les groupes de critères suivants: l'exhaustivité, la rapidité et l'exactitude de la justification; le niveau de respect de l'ordre et des procédures; le niveau de publicité et de transparence dans la justification; le niveau de satisfaction des exigences des agences, organisations et individus demandant des explications et en particulier le traitement des violations dans la mise en œuvre de la justification.
Ces résultats d'évaluation doivent être rendus publics conformément aux dispositions de la loi afin de servir de base à l'évaluation du niveau d'achèvement des tâches des agences, organisations, unités et individus.
Le décret ajoute un nouveau chapitre (Chapitre Va) comprenant 5 articles (39a, 39b, 39c, 39d, 39đ) pour définir clairement les pouvoirs des organes d'inspection dans le traitement des affaires présentant des signes de corruption:
L'Inspection gouvernementale a le pouvoir de traiter les affaires présentant des signes de corruption pour les personnes occupant des postes de vice-ministre ou plus; les personnes travaillant dans les ministères, les agences au niveau ministériel, les entreprises gérées par les ministères et les agences au niveau ministériel; les personnes occupant des postes de directeur de département et équivalents...
L'Inspection du ministère de la Défense nationale, du ministère de la Sécurité publique et de la Banque d'État ont des pouvoirs sur les personnes travaillant dans les agences et unités relevant de leur champ de gestion.
L'inspection provinciale est compétente pour les personnes travaillant dans les agences, organisations et entreprises publiques relevant de la gestion locale.
L'article 39d de ce chapitre stipule également clairement que lors de l'inspection, les organismes doivent clarifier les actes de corruption, les dommages économiques, le rôle du chef et proposer des formes de traitement ainsi que des mesures de traitement des biens corrompus.
Ce décret entre en vigueur le 1er juillet 2026.