Le 13 mai (heure de Moscou), l'agence de presse TASS a cité M. Tibor Gaspar - vice-président du Parlement slovaque - disant que la Slovaquie espérait que l'Union européenne (UE) ne serait pas entraînée dans le conflit en Ukraine.
Selon M. Gaspar, les signaux récents du président américain Donald Trump ont un fort impact sur la manière dont l'UE calcule sa politique de défense. Il estime que le président Trump a clairement insinué que les États-Unis pourraient retirer une partie de leurs forces d'Europe, tout en réduisant les investissements dans les programmes armés communs.
Par conséquent, l'Union européenne réagit par des plans visant à commencer à augmenter les dépenses d'armement", a déclaré M. Gaspar.
Les responsables slovaques estiment que la question qui se pose est de savoir si l'augmentation des dépenses militaires de l'UE vise uniquement à maintenir les capacités de défense, ou s'il vise également une implication plus profonde dans le conflit en Ukraine.
La question est de savoir si cela vise uniquement à assurer la qualité des capacités de défense de l'Union européenne, ou s'il existe un plan pour participer aux hostilités, par exemple du côté ukrainien, c'est-à-dire entrer dans ce conflit", a déclaré M. Gaspar.
Il a souligné que la Slovaquie ne s'attend pas à ce que l'UE participe directement au conflit.
J'espère et je crois que cela ne se produira pas. Parce que nous avons toujours dit qu'il valait mieux investir de l'argent dans la santé, les écoles et l'économie plutôt que dans les armes", a déclaré le vice-président du Parlement slovaque.
M. Gaspar a également rappelé que l'OTAN, l'alliance dont la Slovaquie est membre, affirme régulièrement qu'il s'agit d'une alliance de défense. Selon lui, le renforcement militaire en Europe s'explique actuellement par l'argument de la menace russe.
Cependant, le responsable slovaque estime que le débat sur la question de savoir s'il faut continuer à augmenter les investissements dans les armes reste controversé. Il estime que cette question est fortement influencée par le comportement actuel des États-Unis, un membre important de l'OTAN.
La déclaration de M. Gaspar intervient dans un contexte où de nombreux pays européens discutent de l'augmentation des dépenses de défense, tout en cherchant à s'adapter à la possibilité que Washington ajuste sa présence militaire dans la région.