Le 30 mars, l'agence de presse TASS a rapporté que le Premier ministre slovaque Robert Fico avait critiqué le comportement des dirigeants de l'Union européenne (UE). Le chef du gouvernement slovaque a déclaré qu'il y avait des signes indiquant que la Commission européenne (CE) avait atteint un certain consensus avec le président ukrainien Volodymir Zelensky. Selon lui, le but de cette coordination est de limiter l'approvisionnement en pétrole de Moscou via le gazoduc stratégique Druzhba.
Dans un message adressé au président de la Commission européenne, M. Robert Fico a évoqué l'efficacité de la gestion du système de direction du bloc actuel. Il a estimé que la crédibilité des décisions des autorités européennes était affectée car elles n'avaient pas envoyé de mission d'inspection sur les lieux pour vérifier l'état actuel du gazoduc.

M. Fico estime que la Commission européenne a tout à fait suffisamment d'influence pour influencer le chef de l'État ukrainien afin de sortir de l'impasse. Cependant, les responsables de Bruxelles n'ont pas encore pris de mesures concrètes pour apaiser la crise énergétique qui a tendance à s'étendre.
M. Robert Fico a déclaré que l'approche de la Commission européenne pourrait involontairement créer des difficultés pour les activités du cabinet slovaque et exercer une pression sur l'opinion publique nationale.
L'incident a commencé lorsque le gouvernement ukrainien a décidé de restreindre les itinéraires de transit pétrolier de Moscou vers la Slovaquie et la Hongrie. Le gazoduc Druzhba joue un rôle de source d'énergie essentielle pour alimenter les raffineries de pétrole de la région d'Europe centrale. Ce coup dur oblige le gouvernement slovaque à prendre des mesures d'urgence pour protéger l'économie et la vie des populations contre le risque d'une grave pénurie de carburant.
Face aux pressions actuelles, le 28 mars, le Premier ministre slovaque a clairement indiqué sa position envers l'UE. Il a déclaré que la Slovaquie pourrait ne pas soutenir les nouvelles sanctions de l'UE imposées à Moscou si le débit via le gazoduc Druzhba n'était pas rétabli rapidement.