Le 9 janvier, le New York Times, citant des sources de la Maison Blanche, a rapporte que le president americain Donald Trump avait pris une position decisive sur le sort du dirigeant venezuelien. Cette decision est consideree comme la fin des speculations sur une solution diplomatique ou une amnistie politique pour M. Maduro apres une serie d'evenements mouvementes.
Selon le reportage du journal americain, lors de l'interview en direct, les journalistes ont pose des questions franches sur la possibilite que le president emette un ordre d'amnistie a un groupe de personnes poursuivies aux Etats-Unis, dont le personnage central est M. Nicolas Maduro.
En reponse, M. Trump a clairement affirme qu'il n'avait "aucune intention" de signer un ordre d'amnistie pour les noms mentionnes. Cette declaration signifie que M. Maduro devra faire face pleinement a une procedure judiciaire rigoureuse dans le systeme judiciaire federal americain sans "sauvetage" de la part de la branche executive.
Auparavant, la situation juridique du president venezuelien etait devenue extremement tendue apres une serie d'evenements a partir du 3 janvier. A cette epoque, le ministre venezuelien des Affaires etrangeres Yvan Gil Pinto avait accuse les Etats-Unis d'avoir commis des actes d'"invasion militaire" visant des installations civiles et militaires dans la capitale Caracas, obligeant le pays a declarer l'etat d'urgence.
Immediatement apres les evenements militaires, la partie americaine a confirme avoir mene une operation pour arreter M. Maduro et sa femme et les extrader du territoire venezuelien. Les deux ont ensuite ete transferes dans un centre de detention de haute securite dans le comte de Brooklyn, au sud de New York.

Le 5 janvier, M. Maduro et sa femme sont apparus pour la premiere fois devant le tribunal federal du sud de New York. La, les procureurs americains ont formule de graves accusations, accusant les dirigeants venezueliens d'etre directement impliques dans des activites internationales de trafic de drogue. Face a la barre, les deux accuses ont fermement refuse de plaider coupable.
Avec la derniere declaration de M. Trump, les observateurs estiment que l'administration americaine veut envoyer un message dur: il n'y aura aucune concession ou compromis politique, et cette affaire sera entierement resolue sur la base des decisions des tribunaux penaux.