Le week-end dernier, des manifestations ont eclate simultanement dans de nombreuses grandes villes americaines telles que Chicago, New York, Philadelphie, San Francisco et Seattle. Des foules se sont rassemblees avec des banderoles pour exprimer leur forte opposition au risque d'une nouvelle guerre et considerer la campagne d'arrestation du president Nicolas Maduro a l'aube du 3 janvier comme illegale.
A Chicago, M. Andy Thayer, du Comite contre la guerre et le racisme, a declare a ABC que les populations autochtones sont toujours les plus grandes victimes chaque fois que les Etats-Unis attaquent un autre pays, de la meme maniere que les leçons tirees d'Irak ou de la Libye auparavant.
Pendant ce temps, a Seattle, la foule du groupe "Agir immediatement pour empecher la guerre" a souleve des messages tels que "Ne pas echanger de sang contre du petrole" et "ARREter immediatement de bombarder le Venezuela".
De nombreux manifestants ont fait valoir que le president Donald Trump n'avait pas le pouvoir de lancer cette attaque sans l'approbation du Congres.

Taylor Young, un organisateur de manifestations, a declare qu'ils etaient descendus dans la rue pour montrer leur solidarite avec un pays dont la souverainete est violee par l'argent des impots du peuple americain.
A Philadelphie, la representante du groupe Code Pink, Mme Olivia DiNucci, a exprime son inquietude quant a l'approche de Washington. Elle a partage qu'il etait incomprehensible que les Etats-Unis expulsent les voisins venezueliens vers leur pays d'origine, juste au moment ou la situation la-bas devient tendue en raison des operations militaires americaines elles-memes.
Le centre d'attention se concentre actuellement sur New York, ou le president Nicolas Maduro est detenu dans un centre du comte de Brooklyn et devrait comparaître devant le tribunal federal a midi le 5 janvier.
A l'exterieur de la prison, un groupe de manifestants s'est rassemble et a scande des slogans "Liberez M. Maduro maintenant", malgre le soutien de nombreuses personnes de la communaute venezuelienne d'outre-mer a son renversement.
Du cote politique, la reaction est egalement profondement divisee. Les senateurs republicains continuent de louer l'action decisive de M. Trump. Inversement, les dirigeants du Parti democrate et de nombreuses organisations internationales ont critique le fait que le president americain ait ignore le role de supervision du Congres et viole la Charte des Nations unies sur l'utilisation de la force.