L'action militaire americaine contre le Venezuela, qui a conduit a l'arrestation du president Nicolas Maduro et de son epouse Cilia Flores le 3 janvier, a provoque une vague de reactions diverses de la part des dirigeants du monde entier.
Cette campagne a ete critiquee par certains politiciens americains comme l'exemple le plus dangereux d'ingerence depuis la guerre en Irak en 2003, tout en suscitant une large controverse sur le droit international et la souverainete nationale.
La Chine demande aux Etats-Unis de liberer immediatement le president venezuelien Nicolas Maduro et son epouse, appelant a la resolution de la situation au Venezuela par la negociation. Le ministere chinois des Affaires etrangeres estime que l'arrestation du president Maduro et de son epouse est une violation du droit et des normes internationales.
La Russie a egalement formule une demande similaire, demandant aux Etats-Unis de reconsiderer leur position et de liberer legalement le president d'un pays souverain et sa femme.
Dans la region de l'Amerique latine, le president bresilien Luiz Inacio Lula da Silva a declare que l'attaque americaine avait depasse la "limite inacceptable", considerant cela comme une grave insulte a la souverainete du Venezuela et un precedent dangereux pour la communaute internationale.
Le president colombien Gustavo Petro, chef de la nation voisine du Venezuela, a decrit cet acte comme une violation de la souverainete de toute la region de l'Amerique latine, risquant de conduire a une crise humanitaire.
Parallelement, le Mexique a averti que l'operation militaire americaine nuisait gravement a la stabilite regionale, dans un contexte ou le pays avait egalement ete menace par Donald Trump d'utiliser la force en relation avec la drogue.
Cuba, un allie proche du Venezuela, a condamne cela comme un acte de "terrorisme d'Etat" contre le peuple venezuelien.
En Europe, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez estime que l'intervention americaine viole le droit international et plonge la region dans une spirale d'instabilite et de militarisation.
Le president français Emmanuel Macron a estime que la campagne affaiblissait l'ordre juridique mondial.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a estime que Nicolas Maduro avait plonge le pays en crise, mais a reconnu que l'action americaine souleve de nombreuses questions juridiques complexes.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a souligne que Londres ne considere pas M. Maduro comme un president legitime, mais a reaffirme son soutien au droit international.
En Asie, les Philippines appellent les parties concernees a eviter les actions qui aggravent les tensions, affirmant qu'elles suivent de pres les developpements au Venezuela.
Dans le sens inverse, le Premier ministre italien Giorgia Meloni, un allie de Donald Trump, considere l'operation militaire comme legale et defensive.
Le president argentin Javier Milei et le president equatorien Daniel Noboa, tous deux pro-americains, ont egalement publiquement exprime leur soutien a la campagne de Washington par le biais de declarations fortes sur les reseaux sociaux.