Selon la nouvelle réglementation de Pékin (Chine), l'interdiction ne s'applique pas seulement aux opérations aériennes, mais comprend également la possession et le stockage de drones. Les propriétaires doivent vendre, recycler ou déporter l'équipement hors de la ville avant l'entrée en vigueur de la réglementation.
Dans certains points d'achat autorisés à Pékin, l'AFP a constaté que de nombreuses personnes apportaient des drones pour fixer des prix et négocier des niveaux d'achat. Des policiers étaient également présents sur ces sites.
La revente de drones a également lieu dans les magasins de DJI dans la zone commerciale de Pékin. De nombreuses personnes ont fait la queue pour effectuer les formalités de revente d'appareils avant la date limite réglementaire.
Selon le programme d'achat, les citoyens peuvent vendre des drones dans les points approuvés et recevoir un soutien du gouvernement équivalant à 30% de la valeur de revente, jusqu'à 3 000 yuans (près de 450 USD), s'ils le font avant le 31 octobre. Du 1er au 14 novembre, le niveau de soutien est réduit à 15%.
En plus de la revente, le propriétaire peut emmener l'appareil pour le recycler afin de recevoir 200 yuans (environ 30 USD), ou envoyer le drone à Pékin sans avoir à payer de frais de transport.
Un propriétaire d'équipement dans la ville estime que la nouvelle réglementation est raisonnable et compréhensible à partir de l'exigence d'assurer la sécurité et la gestion de l'espace aérien. Cette personne a acheté le drone il y a environ 6 ans pour 6 000 yuans (environ 896 USD) et espère pouvoir le revendre pour au moins 1 000 yuans (près de 150 USD).
La nouvelle réglementation a été introduite dans un contexte où Pékin renforce les mesures de sécurité aérienne. En juin, un avion léger s'est écrasé sur le plus haut bâtiment de Pékin, tuant le pilote et en blessant 13 autres.
Selon l'Administration de l'aviation civile de Chine, d'ici fin 2025, le pays comptera plus de 3,2 millions de drones enregistrés. Cependant, le nombre réel d'appareils pourrait être plus élevé car l'enregistrement des droits de propriété des drones n'est pas obligatoire dans la plupart des régions.
Sur les réseaux sociaux, certains habitants de Pékin ont publié des messages disant au revoir à leurs drones avant l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.