Près de 330 citoyens russes ont été évacués d'urgence d'Iran via le territoire arménien depuis le début du conflit armé au Moyen-Orient, selon une annonce de l'ambassade de Russie en Arménie le 28 mars.
Près de 330 Russes ont quitté l'Iran en toute sécurité et sont rentrés dans leur pays par cette route. Ceci est considéré comme l'un des rares couloirs d'évacuation encore en activité dans un contexte d'instabilité régionale.
L'opération d'évacuation a eu lieu après que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes contre l'Iran à partir du 28 février. De nombreuses grandes villes, dont la capitale Téhéran, ont subi des attaques.
La partie américaine a déclaré que l'opération visait à faire face aux menaces de missiles et nucléaires de l'Iran. Cependant, les attaques ont rapidement entraîné une forte réaction militaire de la part de Téhéran.
La Garde révolutionnaire islamique iranienne a lancé une campagne de représailles, ciblant des cibles en Israël, tout en attaquant des bases militaires américaines dans de nombreux pays de la région tels que Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, le Qatar, l'Arabie saoudite et les ÉAU.
Il est à noter que lors de l'attaque coordonnée américano-israélienne, le Guide suprême iranien Ali Khamenei et d'autres hauts dirigeants ont été tués, ce qui a accru le risque d'escalade globale.
L'évacuation urgente de citoyens par la Russie montre le niveau de risque de plus en plus élevé pour les étrangers en Iran, tout en reflétant le fait que le conflit n'est plus limité au domaine bilatéral mais s'étend à toute la région du Moyen-Orient.
Dans ce contexte, l'Arménie est apparue comme une "porte d'échappatoire" stratégique, jouant un rôle de transit important pour les opérations d'évacuation des zones de guerre.