Le 29 août (heure de Moscou), selon l'agence de presse TASS, M. Anton Kobyakov, assistant du président russe et secrétaire exécutif du comité d'organisation du Forum économique de l'Est, a déclaré que le plan du Groenland du président américain Donald Trump visait en fait à étendre la présence américaine dans l'Arctique.
Selon M. Kobyakov, ce plan ne s'arrêtera pas au Groenland, mais pourrait impliquer de nombreuses autres régions de l'Arctique, dont le Canada et l'Europe du Nord.
Il estime que les États-Unis pourraient s'orienter vers la route maritime du Nord-Ouest au nord du Canada. Il s'agit d'une route maritime traversant les eaux du nord du Canada, capable de relier l'océan Pacifique à l'océan Atlantique.
En outre, le plan américain pourrait s'étendre à l'Europe du Nord et à la mer de Barents, qui sont reliées à la Route maritime du Nord (NSR) russe.
La route maritime du Nord longe la côte nord de la Russie, traverse la mer arctique, reliant l'océan Pacifique à l'Atlantique Nord et à l'Europe. La Russie investit massivement dans cette route, notamment en développant des ports, des infrastructures et une flotte de brise-glaces.
M. Kobyakov estime que si les lignes maritimes susmentionnées sont contrôlées, les États-Unis peuvent créer une ligne de transport concurrente de la Route maritime du Nord de la Russie.
Selon le conseiller russe, les États-Unis pourraient également recevoir le soutien des pays scandinaves, en particulier de la Norvège, dans leurs efforts pour concurrencer la route maritime russe.
M. Kobyakov a déclaré que le projet était considéré comme une alternative à la Route maritime du Nord, créant une ligne de transport reliant l'océan Pacifique à l'Atlantique Nord et à l'Europe, qui a été actuellement suspendue.
Selon lui, le fait que ce projet ne soit pas encore mis en œuvre créera davantage d'opportunités pour la Russie de consolider son avantage concurrentiel dans l'Arctique.
Cette évaluation est faite dans un contexte où l'Arctique devient de plus en plus une zone de concurrence entre les grandes puissances. Les nouvelles routes maritimes de cette région suscitent l'intérêt en raison de l'évolution des conditions glaciaires, ouvrant la possibilité de raccourcir certaines routes de transport entre l'Asie, l'Europe et l'Amérique du Nord.
Outre sa valeur de transport, l'Arctique possède également d'importantes ressources et une position stratégique importante. Les États-Unis, la Russie et les pays nordiques s'intéressent donc de plus en plus à l'expansion de leur présence et à la protection de leurs intérêts dans cette région.