Le 18 juin (heure de Moscou), selon l'agence de presse TASS, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que Moscou réagirait fermement si un pays membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) menait des actions militaires contre des zones appartenant au territoire russe.
S'exprimant lors d'une conférence de presse, Mme Zakharova a souligné que la Russie avait affirmé à plusieurs reprises sa position concernant les risques d'escalade du conflit entre Moscou et l'OTAN.
« En cas d'action agressive de la part de tout État membre de l'OTAN contre n'importe quelle région de la Russie, notre réaction sera décisive et très forte envers les partis initiants », a déclaré Mme Zakharova.
Selon Mme Zakharova, les pays européens doivent examiner attentivement les conséquences qui pourraient découler des déclarations ou des actions qui intensifient les tensions dans la région.
Mme Zakharova a affirmé que les capacités militaires ou les systèmes de défense occidentaux ne pourraient pas empêcher les conséquences en cas de confrontation directe entre la Russie et l'OTAN.
Ceux qui font de telles déclarations doivent comprendre vers quoi ils poussent l'Europe", a-t-elle ajouté.
La déclaration du ministère russe des Affaires étrangères a été faite dans un contexte où les relations entre Moscou et l'OTAN restent tendues en raison du conflit en Ukraine, ainsi que des activités visant à renforcer la présence militaire de l'alliance sur le flanc est de l'Europe.
Au cours de la période écoulée, la Russie a critiqué à plusieurs reprises l'expansion de l'aide militaire de l'OTAN à Kiev, tout en mettant en garde contre le risque d'escalade si le conflit dépasse la portée actuelle.
Pendant ce temps, l'OTAN affirme que les mesures de l'alliance sont défensives et visent à assurer la sécurité des États membres.
Les observateurs estiment que les dernières déclarations de Moscou montrent que la Russie continue de maintenir une position ferme face à tout scénario susceptible de conduire à une confrontation directe avec l'OTAN, dans un contexte où les parties n'ont pas encore trouvé de solution pour désamorcer les tensions qui durent depuis plus de 4 ans.