Le Népal risque de subir une autre inondation après la catastrophe du 26 août, car les experts mettent en garde contre un point d'embouteillage qui pourrait encore exister en amont de la rivière près de la frontière avec la Chine.
M. Qianggong Zhang, expert en risques climatiques et environnementaux au Centre international pour le développement des montagnes intégrées (ICIMOD), a averti que si le fleuve est toujours bloqué en amont, l'eau pourrait continuer à s'accumuler derrière le point d'embouteillage. Lorsque l'obstacle est brisé, de grandes quantités d'eau peuvent soudainement déferler en aval, créant une nouvelle crue.
Ce risque est apparu juste après que des eaux de boue et de roches provenant de l'amont se soient déversées dans la zone frontalière Népal - Chine, emportant des maisons, des véhicules et de nombreux ouvrages.
Selon les experts, le terrain de l'Himalaya rend ce risque particulièrement préoccupant. De nombreuses rivières traversent des vallées étroites. Lorsque des roches ou de la neige tombent et bloquent le cours d'eau, l'eau peut s'accumuler rapidement derrière. Si le point de blocage est brisé soudainement, le courant d'eau peut se précipiter en aval à très grande vitesse, emportant la boue et les rochers.
L'ICIMOD a déclaré que les zones en aval devaient également être surveillées en raison de l'impact du courant d'eau qui pourrait continuer à se propager.
L'avertissement a été lancé alors que les équipes de secours népalaises continuent de rechercher les personnes disparues. Selon les dernières données mises à jour par l'agence de presse AFP le 27 août, au moins 162 corps ont été retrouvés après la catastrophe, tandis que des centaines de personnes n'ont toujours pas été retrouvées.
Il est conseillé aux habitants des zones en aval de continuer à suivre les informations des autorités compétentes et d'éviter d'accéder au lit de la rivière pendant que le risque persiste.