Le 2 janvier, Mme Yulia Zhdanova, chef de la delegation russe aux pourparlers de Vienne sur la securite militaire et le controle des armements, a recemment fait des declarations preoccupantes sur la situation securitaire dans la zone frontaliere occidentale dans une recente declaration aux medias.
Selon Mme Zhdanova, le fait que les pays membres de l'OTAN augmentent continuellement l'intensite de leurs activites militaires a proximite de l'Etat de l'Union russo-belarusse cree un environnement risque. Elle a averti que les incidents militaires involontaires pourraient eclater a tout moment et s'intensifier rapidement en un conflit arme direct entre la Russie et le bloc militaire occidental.
Ce qui preoccupe profondement Moscou, ce n'est pas seulement la presence militaire, mais aussi l'attitude de gel des relations de l'autre cote.
Mme Zhdanova a souligne une realite surprenante: la grande majorite des pays occidentaux actuels rejettent tous les efforts de discussion serieuse, meme s'il ne s'agit que de rechercher des mesures pour minimiser le risque de collision.
Ce responsable a cite en exemple l'incident specifique impliquant un drone (UAV) qui s'est ecrase en Pologne, accuse d'appartenir a la Russie. Lorsque le ministere russe de la Defense et le ministere russe des Affaires etrangeres ont propose de maniere proactive d'organiser des consultations d'experts pour clarifier la verite, la partie de Varsovie a repondu par un silence total.
Lors du forum sur la securite de l'Organisation pour la securite et la cooperation en Europe (OSCE), la delegation russe n'a pas non plus reçu de reponse directe. Au lieu de cela, les allies de l'OTAN et de l'UE se sont exprimes a la place de la Pologne, en envoyant un signal clair qu'"aucun dialogue professionnel" n'aurait lieu.
Expliquant cette demarche, la chef de la delegation russe a declare qu'il s'agissait d'un calcul politique systematique. Elle a estime que de nombreux politiciens europeens exploitaient et exageraient deliberement le facteur "menace russe".
L'objectif de cette strategie est de renforcer les rangs internes de l'OTAN et de l'UE, de creer un pretexte pour maintenir l'aide militaire a l'Ukraine et d'accroître la pression des sanctions sur Moscou. Mme Zhdanova a conclu que cette ligne dure est consideree par l'elite politique europeenne comme le seul "billet d'assurance" pour maintenir leur position et leur existence sur la scene politique.