Le 24 février, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a présenté un rare rapport à huis clos à la Maison Blanche pour le "Groupe des 8 dirigeants" du Congrès. Il s'agit du groupe responsable de la réception des informations de renseignement les plus confidentielles, comprenant les dirigeants des deux partis et les chefs des commissions de renseignement bipartites.
Cette décision intervient dans un contexte où les États-Unis mobilisent des navires de guerre et des avions puissants dans la région, rappelant la phase de préparation de la guerre en Irak et signalant la possibilité d'une opération militaire à grande échelle.
La présence du super-navire USS Gerald Ford dans la zone confirme que l'armée américaine est prête à ouvrir le feu dès qu'il y aura un ordre du président Donald Trump.
Bien que les détails du rapport du ministre des Affaires étrangères Rubio soient gardés secrets, le chef de la minorité sénatoriale Chuck Schumer a averti que la situation était extrêmement grave. Il a demandé à l'administration de s'expliquer clairement devant la nation sur le risque de conflit. Le rapport a eu lieu juste avant le discours sur l'état de l'Union, où le président Trump devrait se concentrer sur une politique dure envers l'Iran.
La Maison Blanche impose actuellement des conditions strictes, obligeant l'Iran à abandonner complètement son programme nucléaire et de missiles balistiques et à couper le soutien aux forces déléguées. Bien que les deux parties devraient se rencontrer à Genève le 26 février prochain, l'espoir de parvenir à un accord reste très mince car l'Iran ne souhaite discuter que de manière étroite de la question nucléaire.
Auparavant, le président Trump avait lancé un ultimatum de 10 jours avec la menace de "graves conséquences" si l'Iran n'acceptait pas les revendications américaines. Cependant, des inquiétudes apparaissent au sein des responsables de la défense américaine quant aux conséquences d'une confrontation directe.
Pendant ce temps, des inquiétudes apparaissent au sein des responsables de la défense américaine quant aux conséquences d'un conflit frontal.
Le général Dan Caine, chef d'état-major interarmées, a averti que le conflit pourrait épuiser les stocks de missiles intercepteurs stratégiques tels que Patriot et THAAD. En réponse, M. Trump a rejeté les inquiétudes de l'armée et a affirmé que les États-Unis remporteraient une victoire facile en cas d'attaque militaire.
Les experts estiment que le déploiement du navire Gerald Ford près de l'île de Crète vise à créer une pince de dissuasion et à protéger Israël contre les représailles potentielles. Le président Trump est actuellement confronté à deux scénarios: des frappes limitées pour faire pression ou lancer une campagne totale pour renverser le gouvernement de Téhéran.
Avec les "lignes rouges" tracées, les États-Unis sont obligés d'agir pour maintenir leur crédibilité internationale si le cycle de négociations de Genève échoue. Le temps pour les efforts diplomatiques s'épuise alors que le ultimatum de la Maison Blanche commence à revenir au compte-gouttes.