Le 16 avril, de hauts responsables du département d'État et du département de la Défense américains ont directement envoyé des messages bilatéraux à leurs homologues européens. Ces annonces ont été transmises par les canaux de communication diplomatique officiels entre les gouvernements, confirmant que de nombreux lots d'armes sous contrat ne seraient pas livrés à temps. La cause profonde est que le conflit en Iran consomme d'importantes quantités de matériel provenant des réserves stratégiques de Washington.
Les pays les plus touchés comprennent la région baltique et la Scandinavie. Ce sont des alliés proches de la frontière russe, qui comptent sur les contrats d'achat américains pour renforcer leurs capacités de défense.
Les retards se produisent principalement pour les lots relevant du programme de vente militaire à l'étranger (FMS) - une procédure dans laquelle le gouvernement américain agit comme intermédiaire et assure la logistique des groupes de défense.
Cette stagnation révèle le niveau de tension de l'arsenal de munitions américain depuis le début de la campagne de frappes aériennes sur l'Iran le 28 février. Le maintien simultané des fronts en Ukraine, à Gaza et maintenant en Iran ralentit la capacité de réponse du Pentagone.
En réponse à ces plaintes, Washington a affirmé que les armes susmentionnées étaient une priorité de survie pour protéger les forces américaines et israéliennes au Moyen-Orient. Même les responsables américains ont lancé des critiques inverses, affirmant que les pays européens n'avaient pas apporté de soutien militaire pour dégager le détroit d'Ormuz.
La situation s'est aggravée lorsque Téhéran a continuellement lancé des centaines de missiles balistiques et de drones, obligeant les États-Unis à dépenser une grande quantité de missiles intercepteurs Patriot PAC-3. C'est aussi le type d'équipement que les pays baltes aspirent à obtenir pour construire un bouclier antiaérien contre les turbulences à la frontière orientale. Cette priorité de la Maison Blanche pousse de nombreuses capitales européennes dans un dilemme en matière de sécurité.