Le Wall Street Journal a rapporté le 29 avril que les États-Unis appelaient les pays participant à la nouvelle alliance internationale "Maritime Freedom Construct" (traduction littérale: Mécanisme de liberté maritime) à dégager le détroit d'Ormuz.
Cet effort est mentionné dans un télégramme interne du département d'État américain envoyé aux ambassades le 28 avril, appelant les diplomates américains à encourager les gouvernements des pays à participer.
Selon le contenu du télégramme, l'alliance dirigée par les États-Unis partagera des informations, coordonnera la diplomatie et mettra en œuvre des mesures punitives.
Il s'agit de la dernière action de l'administration du président Donald Trump visant à rétablir le flux commercial à travers le détroit d'Ormuz, dans un contexte où l'Iran cherche à déployer des mines marines et à attaquer des pétroliers traversant cette voie navigable vitale sans l'approbation de Téhéran.
L'avenir d'Ormuz est devenu un point d'impasse majeur dans les pourparlers de paix américano-iraniens. Alors que l'Iran cible les navires qui ne paient pas de frais de transit, la marine américaine impose un large blocus à tous les navires entrant ou sortant des ports iraniens.
Le Wall Street Journal estime que l'offre de soutien des États-Unis montre que Washington souhaite que d'autres pays participent à la gestion du détroit d'Ormuz à l'heure actuelle et à l'avenir.
Votre participation renforcera notre capacité commune à restaurer la liberté de navigation et à protéger l'économie mondiale. Des actions collectives sont essentielles pour faire preuve d'unité et imposer un prix considérable à l'obstruction à la circulation dans le détroit iranien", souligne le télégramme.

Bien que "Maritime Freedom Construct" ne soit pas une alliance militaire, le télégramme demande aux responsables américains de demander à leurs partenaires étrangers s'ils souhaitent devenir des "partenaires diplomatiques et/ou militaires".
Selon le télégramme, "Maritime Freedom Construct" sera un effort conjoint entre le département d'État américain et le commandement central américain (CENTCOM). Le département d'État joue le rôle de "centre de coordination diplomatique", tandis que CENTCOM fournit une "perception de la situation maritime en temps réel" aux navires commerciaux et coordonne le partage d'informations entre les forces militaires partenaires.
Interrogé sur cette proposition, un haut responsable américain a confirmé qu'il s'agissait de l'un des nombreux outils politiques et diplomatiques que le président Donald Trump pourrait utiliser.
Auparavant, le 27 avril, M. Trump avait demandé à ses assistants de se préparer à un blocus prolongé, qui pourrait être maintenu jusqu'à ce que l'Iran accepte ses exigences nucléaires. Le 29 avril, M. Trump a déclaré à la presse que "le blocus est un génie et 100% efficace". Il a déclaré qu'il était prêt à maintenir le blocus et à poursuivre les combats jusqu'à ce que l'Iran "accepte qu'il n'y aura pas d'armes nucléaires".
Les pays européens ont organisé de nombreuses réunions pour élaborer une stratégie permettant aux navires de traverser le détroit d'Ormuz après la fin du conflit iranien. Le Royaume-Uni et la France ont présidé une réunion avec plus de 50 pays sur cette question.
Marine Freedom Construct" soutiendra d'autres forces spéciales de sécurité maritime, y compris les efforts de planification maritime menés par le Royaume-Uni et la France", affirme le télégramme du département d'État américain.