Le groupe automobile allemand Volkswagen a convenu d'un plan pour vendre l'une de ses usines et transformer cette installation en centre de production militaire, le fabricant d'armes israélien Rafael Advanced Defense Systems devenant le premier partenaire industriel majeur, a rapporté l'AFP le 8 septembre.
Volkswagen a annoncé avoir conclu un accord avec l'État de Basse-Saxonne et la société d'investissement israélienne Aurelius Capital sur les principales conditions de vente de l'usine d'Osnabrück. Selon le plan, Aurelius deviendra un actionnaire majoritaire, tandis que l'État de Basse-Saxonne en Allemagne détiendra également une part du capital de cette installation.
L'usine passera progressivement de la production automobile à un "centre de capacités en matière de solutions de sécurité et de défense". Le premier projet de plateforme est une coopération avec Rafael dans la fabrication de systèmes de défense aérienne et de composants pour l'Allemagne et d'autres clients européens.
Rafael est une entreprise d'armes de défense d'État israélienne qui est à l'origine du système de défense antimissile Iron Dome. Selon les médias israéliens, l'usine d'Osnabrück prévoit de produire des équipements, notamment des véhicules militaires, des lanceurs et des générateurs pour ce système, mais les munitions interceptrices Tamir elles-mêmes ne seront pas fabriquées ici.
L'accord aurait rencontré l'opposition du fonds d'investissement national qatari, l'un des principaux actionnaires de Volkswagen. La structure finale a maintenu Rafael en dehors de la propriété de l'usine, remplacée par Aurelius et l'État de Basse-Saxonne.
L'usine d'Osnabrück a une histoire de production militaire datant de l'époque nazie allemande. L'usine appartenait à l'origine à la société de carrosserie Karmann, qui fabriquait autrefois des pièces d'avion pour les efforts de guerre allemands et utilisait le travail forcé pendant la Seconde Guerre mondiale.