Le 31 juillet (heure locale), l'Italie a informé la Commission européenne (CE) de sa décision de rétablir temporairement le contrôle des frontières avec l'Espagne pour une durée maximale de 30 jours, a informé une source diplomatique à Bruxelles à l'agence de presse TASS.
Selon la source, la décision a été prise conformément au mécanisme du traité de Schengen, qui permet aux États membres de réappliquer temporairement le contrôle des frontières intra-blocs dans certains cas particuliers liés à la sécurité, à l'ordre public ou à d'autres situations d'urgence.
Auparavant, le 30 juillet, la Première ministre italienne Georgia Meloni avait appelé à la suspension de l'Espagne de la zone Schengen de libre circulation de l'Union européenne. Cette déclaration a été faite après que des milliers d'immigrants ont afflué vers le territoire espagnol de Ceuta, à la frontière avec le Maroc.
Étant donné que l'Italie et l'Espagne n'ont pas de frontière terrestre commune, le rétablissement du contrôle sera appliqué aux passagers arrivant en Italie depuis l'Espagne par voie aérienne et maritime.
À ce jour, le gouvernement italien n'a pas publié d'informations supplémentaires sur les mesures de contrôle qui seront mises en œuvre dans les aéroports et les ports maritimes accueillant des passagers en provenance d'Espagne.
La région Schengen est actuellement le plus grand espace de libre circulation au monde, comprenant 29 pays européens. Les citoyens et les personnes éligibles peuvent se déplacer entre les États membres sans avoir à passer par une procédure de contrôle de passeport à la frontière intra-bloc.
Cependant, le code de la frontière Schengen permet aux États membres de rétablir temporairement le contrôle frontalier dans les cas jugés nécessaires et proportionnels au niveau de risque. Ces mesures ont généralement une durée limitée et doivent être préalablement notifiées à la Commission européenne ainsi qu'aux autres États membres.
Ces dernières années, certains pays européens ont activé à plusieurs reprises ce mécanisme pour faire face à des problèmes tels que le terrorisme, les crises migratoires, les épidémies ou les événements internationaux à grande échelle nécessitant un renforcement de la sécurité.
Selon les réglementations de l'Union européenne (UE), la restauration du contrôle des frontières intrabloc n'est que temporaire et ne signifie pas qu'un pays se retire de la zone Schengen. Une fois la période d'application expirée ou que les conditions spéciales ne sont plus en vigueur, la libre circulation entre les États membres sera rétablie conformément à la réglementation générale.