Le site RT (Russie) rapporte que le 29 juin, l'Irak a lancé une campagne de répression de la corruption à grande échelle à la veille de la visite aux États-Unis du Premier ministre Ali al-Zaidi le mois prochain. Les raids seraient dirigés contre le vice-ministre du Pétrole Ali Maarij, qui avait été accusé par les États-Unis de soutenir l'Iran.
Selon RT, des unités antiterroristes d'élite ont fait irruption dans des maisons à l'intérieur de la Zone Verte strictement gardée à Bagdad tôt le matin du 28 juin. Cette zone abrite l'ambassade américaine et d'autres missions diplomatiques, des bureaux d'organisations internationales et des résidences de hauts fonctionnaires gouvernementaux et de politiciens de premier plan.
Le porte-parole du gouvernement irakien, Haider al-Aboudi, a confirmé la campagne anticorruption le 28 juin et a déclaré que les arrestations se poursuivaient. Un diplomate anonyme à Bagdad a également déclaré à l'AFP que les raids faisaient "partie des préparatifs de la visite à Washington" et visaient à démontrer l'engagement de M. al-Zaidi envers les promesses qu'il avait faites auparavant.
Au moins 47 fonctionnaires ont été arrêtés lors des raids, et la liste des 15 personnes détenues a également été publiée par l'Irak. Parmi eux figure M. Maarij, qui a été arrêté pour "accusation de corruption".
Les États-Unis ont imposé des sanctions à M. Maarij en mai, l'accusant de détourner le pétrole irakien pour profiter à l'Iran et aux milices irakiennes soutenues par l'Iran. Il est également accusé d'avoir facilité les exportations de pétrole iranien en le mélangeant avec du pétrole irakien et en utilisant de faux papiers. À l'époque, le ministère irakien du Pétrole avait rejeté les accusations.
Le Premier ministre al-Zaïdi a pris ses fonctions en mai avec un engagement à lutter contre la corruption, ainsi qu'à garantir le monopole de l'État sur les armes, y compris le désarmement des milices soutenues par l'Iran.