Le 28 mai (heure locale), selon TASS, l'ambassadeur d'Iran au Zimbabwe, Amir Hossein Hosseini, a déclaré que Téhéran avait averti à plusieurs reprises que toute attaque contre le territoire ou les infrastructures économiques essentielles de l'Iran se heurterait à une réaction "dure et proportionnée".
Selon M. Hosseini, la réaction de l'Iran ne se limitera pas à la zone attaquée, mais pourrait s'étendre à "de nombreux objectifs stratégiques liés à l'agresseur".
Le message de l'Iran est très clair: toute action agressive aura un prix considérable à payer", a déclaré ce diplomate à TASS.
L'île de Kharg, située dans le golfe Persique, est considérée comme le "sang de l'énergie" de l'Iran car elle traite la majeure partie des exportations de pétrole du pays vers le marché international. Pendant des décennies, Kharg a toujours été une cible militaire et économique sensible, en particulier pendant les périodes de tensions croissantes entre Téhéran et les États-Unis et Israël.
Selon les analystes, si les infrastructures de l'île de Kharg sont attaquées, les exportations de pétrole de l'Iran pourraient être gravement touchées, tout en augmentant le risque d'instabilité au Moyen-Orient et sur la ligne de transport d'énergie stratégique via le détroit d'Ormuz.
L'ambassadeur Hosseini a également exprimé l'espoir que le conflit serait résolu par des moyens diplomatiques, sur la base du respect de la souveraineté de l'Iran.
Il estime que la résistance de l'Iran provient de l'unité nationale, des fondements culturels et religieux et d'une politique d'autosuffisance stratégique. Selon lui, des décennies de sanctions et de pressions extérieures n'ont pas affaibli l'Iran, mais ont plutôt stimulé ses capacités de défense, de technologie et de gestion de crise.
Le conflit entre l'Iran et les États-Unis et Israël a éclaté le 28 février lorsque Washington et Tel Aviv ont lancé une opération militaire contre Téhéran, au motif que l'Iran était accusé de menaces nucléaires et de missiles.
De nombreuses grandes villes d'Iran, dont la capitale Téhéran, ont été attaquées. Le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) a ensuite annoncé la mise en œuvre d'une opération de représailles contre des cibles en Israël.
Les bases militaires américaines à Bahreïn, en Jordanie, au Koweït, au Qatar, en Arabie saoudite et aux ÉAU ont également été attaquées.
Dans un contexte où les tensions au Moyen-Orient ne montrent aucun signe d'apaisement, de nouveaux avertissements de Téhéran continuent de susciter des inquiétudes quant au risque de propagation du conflit et à son impact sur le marché mondial de l'énergie.