Le 14 juillet (heure de Téhéran), selon Xinhua, le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné la décision du gouvernement britannique d'inscrire le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation menaçant la sécurité nationale, estimant que cette décision violait le droit international.
Dans une déclaration officielle, le ministère iranien des Affaires étrangères a souligné que le CGRI est une partie inséparable des forces armées du pays, avec l'armée régulière chargée de protéger la souveraineté, l'intégrité territoriale et la sécurité nationale.
L'Iran a décrit la décision britannique comme allant à l'encontre de la Charte des Nations unies, en particulier dans le contexte de la situation sécuritaire tendue en Asie occidentale. L'Iran estime que la cause de l'instabilité actuelle provient des actions des États-Unis et d'Israël.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que le pays conservait pleinement ses droits en vertu du droit international afin de prendre des mesures de représailles appropriées. Dans le même temps, l'Iran a averti le gouvernement britannique qu'il serait tenu responsable des conséquences politiques, juridiques et diplomatiques causées par cette décision.
La veille, le gouvernement britannique avait annoncé son intention d'inscrire le CGRI et deux autres organisations sur la liste des menaces à la sécurité nationale.
Selon une déclaration écrite de la ministre britannique de la Sécurité, Angela Eagle, si elle est adoptée par le Parlement, ce seront les premières organisations à être désignées en vertu de la loi sur la sécurité nationale de 2026.
Selon la nouvelle réglementation, tout acte de soutien ou de participation aux activités de ces organisations liées au Royaume-Uni, ou de recel intentionnel d'avantages matériels de leur part, peut faire l'objet de poursuites pénales. Certaines infractions peuvent être passibles d'une peine maximale de prison à vie.
Le CGRI figure désormais sur la liste des sanctions britanniques. Cependant, l'intégration de cette force dans le cadre de la loi sur la sécurité nationale élargira considérablement la portée des poursuites pénales contre les individus et les organisations concernés.
La nouvelle initiative de Londres intervient dans un contexte où les relations entre le Royaume-Uni et l'Iran restent tendues après une série d'événements sécuritaires au Moyen-Orient, suscitant des inquiétudes quant au risque de confrontation diplomatique entre les deux pays.