Les responsables iraniens ont démenti le 25 mars les informations selon lesquelles des négociations avec les États-Unis étaient en cours, après que le président Donald Trump a annoncé que les deux parties étaient en dialogue.
L'agence de presse Fars du 25 mars a cité le lieutenant-général Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement du centre Khatam al-Anbiya, qui a déclaré que les déclarations des États-Unis étaient inexactes. Il a critiqué Washington, soulignant qu'il ne fallait pas appeler "l'échec" un accord.
M. Zolfaghari a affirmé que l'ordre régional n'est garanti que par la force des forces armées iraniennes, tout en soulignant une position incompatible avec la partie américaine. Selon lui, la stabilité n'est atteinte que lorsque les intentions anti-iraniennes sont complètement éliminées.
Cette déclaration vise à répondre à la déclaration de Donald Trump selon laquelle l'Iran souhaite parvenir à un accord et que Washington dialogue avec un haut dirigeant de Téhéran. Le dirigeant américain a également estimé que la situation intérieure de l'Iran avait changé après la mort de l'ancien chef suprême Ali Khamenei et de plusieurs hauts fonctionnaires.
M. Trump a annoncé le report de son projet d'attaque des centrales électriques iraniennes de 5 jours, au motif qu'il y avait des échanges entre les deux parties. Il a également estimé que l'Iran avait apporté aux États-Unis un avantage majeur lié au pétrole et au gaz.
Cependant, selon Al Jazeera, les responsables iraniens nient tous avoir eu des négociations avec les États-Unis, affirmant que la guerre est toujours en cours et qu'il n'y a aucun signe de processus diplomatique.
Au même moment, la Garde révolutionnaire islamique iranienne a annoncé avoir lancé sa 80e attaque de missiles contre Israël et les bases militaires américaines de la région, notamment des cibles à Safad, Tel Aviv, Kiryat Shmona et Bnei Brak, ainsi que des bases au Koweït, en Jordanie et à Bahreïn.
Pendant ce temps, la campagne de frappes aériennes américaines et israéliennes contre l'Iran se poursuit. Les habitants de Téhéran et de certaines villes comme Isfahan continuent d'entendre de fortes explosions.
Les États-Unis n'ont pas encore annoncé de plans de négociation spécifiques avec l'Iran, et aucun haut responsable iranien n'a confirmé qu'un dialogue était en cours. Certaines sources affirment qu'il y a des signaux de contact indirect, mais l'identité et le rôle des personnes concernées n'ont pas encore été clarifiés.