Le tribunal central du district de Seoul a condamne M. Yoon Suk Yeol - ancien president de la Coree du Sud - a 5 ans de prison pour des chefs d'accusation lies a l'obstruction aux autorites competentes apres un effort infructueux pour promulguer la loi martiale. La audience televisee en direct a montre que le tribunal avait determine que M. Yoon Suk Yeol avait commis le crime d'obstruction a l'execution de mandats d'arret lies a la loi martiale en decembre 2024.
Selon le verdict, M. Yoon Suk Yeol a empeche les autorites d'executer l'ordre d'arrestation alors que les enqueteurs tentaient d'acceder a son logement. Le tribunal a egalement conclu qu'il avait commis d'autres crimes, notamment la falsification de documents officiels et le non-respect complet des procedures legales obligatoires lors de la promulgation de la loi martiale. Il s'agit du premier verdict d'une serie d'affaires penales auxquelles M. Yoon Suk Yeol est confronte concernant la decision controversee de loi martiale.
Le verdict peut faire l'objet d'un appel conformement a la loi. Auparavant, M. Yoon Suk Yeol etait confronte au risque d'une peine pouvant aller jusqu'a 10 ans de prison s'il etait reconnu coupable de tous les chefs d'accusation, y compris l'acte d'obstruction a l'exercice de ses fonctions publiques lorsque l'ordre d'arrestation a ete emis en janvier 2025. A ce moment-la, M. Yoon s'est retranche dans le quartier residentiel et a ordonne aux forces de securite d'empecher les enqueteurs.
Apres l'echec de la premiere tentative, les autorites ont procede a l'arrestation de M. Yoon Suk Yeol pour la deuxieme fois avec la participation de plus de 3 000 policiers. L'incident marque la premiere fois qu'un president en exercice en Coree du Sud est arrete. M. Yoon Suk Yeol est actuellement detenu au centre de detention de Seoul.
Outre le verdict qui vient d'etre prononce, M. Yoon Suk Yeol doit egalement faire face a de nombreux autres proces, dont l'accusation de chef d'accusation de rebellion. Le procureur a propose la peine de mort pour cette accusation, avec un verdict prevu en fevrier prochain.
Lors de la declaration de la loi martiale, M. Yoon Suk Yeol a ete accuse d'avoir falsifie des documents et a avance l'argument que cette demarche visait a retablir l'ordre democratique devant les forces d'opposition et "anti-Etat".
Apres la declaration surprise de loi martiale, le Parlement sud-coreen, avec la participation de certains deputes du parti conservateur de M. Yoon Suk Yeol, a rapidement vote pour rejeter le decret et proceder a une denonciation et a la suspension de ses pouvoirs.
M. Yoon Suk Yeol a ensuite ete destitue par la Cour constitutionnelle pour violation des obligations du president. Bien que la loi martiale n'ait dure qu'environ 6 heures, cet evenement a profondement choque la politique et la societe sud-coreennes.