Le 25 mars, l'Australie et l'Allemagne se préparent à signer officiellement un accord sur le statut des forces armées (SOFA) ainsi qu'un traité de coopération stratégique dans le domaine de la défense spatiale. L'objectif de cette coopération sans précédent est de mettre en place un réseau moderne d'alerte précoce.
Le traité spatial jettera les bases pour que l'Australie et l'Allemagne développent ensemble un "système d'alerte précoce pour détecter les risques spatiaux". Cette initiative intervient dans un contexte où l'espace spatiale suscite un intérêt croissant de la part de la communauté internationale, exigeant des pays qu'ils améliorent leur capacité d'observation orbitale afin d'éviter les collisions ou les incidents imprévus.
Partageant cette stratégie, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a souligné l'importance de surveiller activement les orbites à haute altitude: "Nous devons être clairement conscients de ce qui se passe dessus. C'est le seul moyen de protéger nos propres systèmes de sécurité et de communication".
Outre le traité spatial, l'accord SOFA est également une étape notable en termes de diplomatie et d'administration. Cet accord facilitera aux militaires des deux pays l'échange d'expériences, les activités et la participation à des programmes de formation conjoints sur le territoire de l'autre.
Les experts estiment que cette coopération apporte des avantages techniques pratiques aux deux parties. L'emplacement géographique privilégié dans l'hémisphère sud fait de l'Australie une station d'observation spatiale idéale. Pendant ce temps, l'Allemagne apporte des ressources technologiques avancées et une expérience en gestion de systèmes complexes. Les projets de recherche et de surveillance spatiale nécessitent souvent un budget important (peut-être jusqu'à des centaines de millions de dollars), de sorte que la coopération aidera les deux pays à optimiser les coûts.
Le fait que l'Allemagne et l'Australie aient accordé une attention particulière à la Russie et à la Chine ces derniers temps reflète l'observation étroite de l'Occident des réalisations exceptionnelles de Moscou et de Pékin dans le domaine de la technologie aérospatiale. Le système d'alerte précoce de l'Allemagne et de l'Australie devrait aider leur réseau d'alliés à mettre à jour en permanence les données sur les derniers mouvements en dehors de l'atmosphère.
Ces deux accords seront signés dans le cadre de la visite d'État du ministre Pistorius en Australie, à partir du 26 mars.