La profondeur de 200 m est beaucoup plus profonde que les missiles lancés depuis des sous-marins actuellement, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour les systèmes d'armes sous-marines profondes.
Selon le SCMP du 25 mars, les missiles balistiques lancés depuis des sous-marins jouent un rôle central dans la stratégie de dissuasion des puissances nucléaires.
Lorsqu'ils transportent ces armes stratégiques, les sous-marins peuvent se déplacer secrètement sous l'océan profond et lancer des attaques de presque n'importe où.
Cependant, la limite physique actuelle ne permet généralement aux sous-marins de lancer des missiles qu'à une profondeur d'environ 30 m. Par conséquent, le succès à une profondeur de 200 m est considéré par les experts comme un défi extrêmement important face à l'énorme pression de l'eau.
À une profondeur de 30 m, la pression de l'eau sur la coque du missile est équivalente à environ 4 kg/cm2. Lorsqu'elle descend à une profondeur de 200 m, cette pression augmente immédiatement de plus de 5 fois, soit 21 kg/cm2.
Pour tester le moteur à plus grande profondeur, un groupe de recherche de la ville de Zhengzhou (Chine) a mis au point un système appelé "plateforme expérimentale simulant un environnement en eau profonde". Cette plate-forme reproduit avec précision la poussée et le débit du moteur à propergol solide à une profondeur de 200 m.
Des capteurs et des caméras à grande vitesse sont également installés pour mesurer en détail la pression, la force de poussée et le jet.
Les résultats publiés montrent qu'à une profondeur de 200 m, la pression de combustion du moteur est tout à fait équivalente aux tests au sol et qu'il n'y a pas de fortes fluctuations. Cela prouve que l'appareil fonctionne de manière fiable sous la pression de la mer profonde.
Par rapport aux tests sur terre, la force de propulsion du moteur a diminué d'environ 32,7% lorsqu'il fonctionne à une profondeur de 200 m. Cette découverte est tout à fait conforme au rapport de simulation numérique réalisé par l'Institut de technologie de Pékin (Chine) en juillet 2025.
Le groupe de recherche affirme que l'expérience les aide à comprendre comment les moteurs fonctionnent sous haute pression, dans des espaces confinés et les mécanismes d'interaction complexes entre le gaz et l'eau.
Le succès de l'essai n'a pas seulement amélioré les armes des sous-marins, mais a également jeté les bases de l'idée de "plate-forme de lancement au fond de la mer".
Le déploiement d'un système d'armes stationné au fond de l'océan les aide à éviter le système de positionnement hydroacoustique ennemi, tout en étant prêt à déclencher une attaque dissuasive. Les observateurs estiment qu'il pourrait s'agir d'un tournant technologique en matière de défense, ayant un impact direct sur l'équilibre militaire mondial.