Selon l'AFP, la nouvelle réglementation obligera les grands groupes technologiques tels que Meta à proposer une option permettant aux utilisateurs australiens de désactiver les algorithmes de suggestion automatique de contenu.
Le projet de loi exige des entreprises technologiques qu'elles remplissent leurs obligations de prise en charge des utilisateurs dans un environnement numérique, et devrait être soumis au Parlement australien cette semaine.
La ministre australienne des Communications, Anika Wells, a déclaré que, bien que de nombreux citoyens reconnaissent les avantages et la commodité de l'algorithme proposé, les grandes entreprises technologiques doivent donner l'autonomie aux utilisateurs dès le départ et respecter leur choix de personnaliser l'expérience numérique. Selon Mme Wells, cela vise à garantir au public plus de contrôle sur les informations qui apparaissent sur les bulletins d'information personnels.
Les plateformes de réseaux sociaux subissent depuis longtemps de nombreuses pressions de surveillance en raison de l'application d'algorithmes critiqués comme addictifs. Le mécanisme algorithmique est également la principale raison pour laquelle les entreprises technologiques sont souvent accusées d'orienter intentionnellement les utilisateurs vers des contenus sensationnalistes et extrémistes.
Auparavant, l'Australie avait promulgué une loi interdisant aux enfants d'accéder aux plateformes de médias sociaux en décembre, marquant le début d'une campagne de renforcement de la gestion visant à protéger les mineurs contre le problème du harcèlement en ligne et les algorithmes malveillants.
Cependant, les données publiées en août montrent que l'utilisation d'applications telles qu'Instagram et TikTok chez les jeunes de moins de 16 ans en Australie continue d'augmenter, malgré l'interdiction actuelle.
De nombreux pays comme le Royaume-Uni et la France ont également mis en œuvre des mesures similaires pour améliorer la gestion des activités des groupes technologiques.