Une attaque militaire americaine contre l'Iran est consideree comme "imminente", a rapporte l'agence de presse britannique citant des responsables militaires et diplomatiques occidentaux le 14 janvier.
Selon ces sources, tous les signaux actuels montrent que Washington a acheve les etapes de preparation necessaires, bien que la portee et l'ampleur de l'action n'aient pas encore ete determinees.
Un responsable militaire occidental a declare que "tous les signes indiquent la possibilite d'une prochaine attaque americaine", mais a egalement souligne que l'imprevisibilite fait partie de la strategie de l'administration du president Donald Trump. Deux autres responsables europeens estiment que l'intervention militaire americaine pourrait avoir lieu dans les 24 prochaines heures.
Des sources israeliennes ont egalement declare que le president Donald Trump semblait avoir pris la decision d'attaquer l'Iran, mais il n'est pas clair si ce sera une frappe limitee ou une operation a grande echelle.
Pendant ce temps, les Etats-Unis ont commence a evacuer une partie du personnel militaire des bases au Moyen-Orient pour se premunir contre les represailles de Teheran.
Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran se sont fortement accrues dans un contexte ou l'Iran est plonge dans une vague de manifestations et de troubles qui durent depuis fin decembre. Les manifestations ont eclate en raison de la flambee de l'inflation et de la forte depreciation du rial, ce qui a fait grimper les coûts de la vie dans ce pays sanctionne.
Le gouvernement de Teheran accuse les Etats-Unis et Israël d'etre a l'origine de l'incitation a l'instabilite, estimant que la violence dans les rues a fait des milliers de morts.
Ces derniers jours, le president Trump a lance a plusieurs reprises des messages durs. Il a appele les manifestants iraniens a prendre le controle des agences de l'Etat, tout en declarant que "l'aide arrive". Auparavant, il avait declare que la Maison Blanche examinait "des options tres fortes" pour la Republique islamique d'Iran.
Le departement d'Etat americain a appele le 13 janvier tous les citoyens americains en Iran a quitter immediatement le pays. Cette action est consideree par les observateurs comme un signal d'alerte familier face aux actions militaires potentielles.
Du cote de Teheran, le ministre des Affaires etrangeres Abbas Araghchi a declare que l'Iran ne cherchait pas une confrontation militaire avec les Etats-Unis, mais qu'il etait "prepare a la guerre". Il a egalement laisse ouverte la possibilite de negocier avec Washington, a condition que les negociations soient "justes, honorables et fondees sur l'egalite".
Parallelement aux declarations politiques, les Etats-Unis ont renforce leur presence militaire dans la region. Le Commandement central americain (CENTCOM) a confirme avoir ouvert un nouveau centre de coordination de la defense antimissile et antiaerienne a la base aerienne d'Al Udeid au Qatar - ou sont stationnes environ 10 000 soldats americains.
Cette base beneficie de la participation de l'armee americaine et de ses allies, afin de renforcer le partage d'informations, l'alerte precoce et la coordination de la reponse aux menaces aeriennes et aux missiles.
Certains employes d'Al Udeid ont ete invites a quitter la base avant la soiree du 14 janvier pour des raisons de securite. Auparavant, les Etats-Unis avaient pris des mesures similaires juste avant de mener des attaques contre les installations nucleaires iraniennes, et cette base est ensuite devenue une cible de represailles de Teheran.
L'Iran a egalement averti les pays voisins qui autorisent les Etats-Unis a utiliser des bases militaires qu'ils pourraient devenir des cibles si Washington lançait une attaque.
Pendant ce temps, l'Arabie saoudite, Oman et le Qatar auraient discretement exhorte les Etats-Unis a la retenue, craignant qu'un conflit ne provoque une grave instabilite dans la region et ne perturbe le marche mondial du petrole.