Un sondage de Reuters/Ipsos publié le 2 mars montre qu'environ 27% des adultes américains interrogés ne soutiennent pas les frappes aériennes menées par les États-Unis contre l'Iran, tandis que 43% s'y opposent et près de 30% hésitent encore à ce sujet.
L'enquête a été menée pendant les jours des frappes aériennes américaines et israéliennes, avant que l'armée américaine ne confirme le 1er mars que 3 soldats américains avaient été tués et 5 autres grièvement blessés lors de ces opérations.
Les résultats montrent que les opinions du public américain sont profondément divisées, en particulier la réaction à la manière dont le président Donald Trump utilise la force militaire.
Plus de la moitié des personnes interrogées pensent que M. Trump est trop disposé à utiliser la force pour promouvoir les intérêts américains, dont 87% des démocrates sont d'accord avec cette affirmation, mais seulement environ 23% des républicains sont d'accord.
Même au sein du parti républicain, environ 42% ont déclaré qu'ils soutiendraient moins la campagne si cela entraînait des "victimes pour les soldats américains".
Les inquiétudes concernant l'économie et la sécurité entraînent une augmentation des sentiments d'opposition. Le sondage a également révélé que près de la moitié des personnes interrogées - dont 34% républicaines et 44% indépendantes - ont déclaré qu'elles s'opposeraient à la campagne iranienne si les prix de l'essence et du pétrole aux États-Unis augmentaient en raison du conflit prolongé.

En particulier, le fait que la principale préoccupation des électeurs avant les élections de mi-mandat soit toujours l'économie, dépassant de loin les questions étrangères, rend la réaction à la campagne militaire encore plus sensible.
Les résultats d'un sondage de Reuters/Ipsos auprès de 1 282 adultes aux États-Unis avec une marge d'erreur d'environ ±3 points de pourcentage montrent que l'opinion publique se distingue par une profonde polarisation entre les partisans et les opposants.
La baisse du taux d'approbation semble refléter les inquiétudes concernant la guerre prolongée, les pertes de soldats et l'impact sur les prix du carburant domestique, ce qui pourrait avoir un impact non négligeable sur les résultats des élections de mi-mandat américaines.
Cette situation se déroule dans un contexte politique américain profondément divisé concernant la campagne au Moyen-Orient, créant une nouvelle pression sur la Maison Blanche concernant l'approche du conflit et l'avenir de la politique étrangère.