Le 6 mars, le ministère cubain des Affaires étrangères a confirmé que l'ambassade de Cuba à Quito avait cessé ses activités à 10 heures du matin, heure locale.
Un communiqué du ministère cubain des Affaires étrangères indique que le fait que le président Daniel Noboa ait donné 48 heures à Cuba pour retirer du personnel diplomatique de l'Équateur est injuste.
Le gouvernement cubain regrette profondément les actions unilatérales et hostiles du gouvernement équatorien, qui nuisent à l'esprit de respect et de coopération qui est une caractéristique historique des relations bilatérales", indique le communiqué.
La fermeture de l'ambassade de Cuba à Quito marque une rupture soudaine dans les relations diplomatiques entre Cuba et l'Équateur.
Le 4 mars, dans une lettre adressée à l'ambassade de Cuba, le gouvernement du président Noboa a déclaré que tous les diplomates et consuls cubains en Équateur étaient des personnes non graties (persona non grata).
La lettre précise également que le gouvernement équatorien a accordé à l'ambassadeur cubain Basilio Antonio Gutierrez Garcia et à ses collègues un délai de 48 heures pour quitter ce pays d'Amérique du Sud.
La lettre de l'administration du président Noboa ne fournit aucune explication à la demande soudaine susmentionnée.
Le président Noboa a annoncé l'expulsion des diplomates cubains d'Équateur avec une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux montrant un employé de l'ambassade de Cuba mettant des papiers dans un four sur le toit.

Le gouvernement cubain a réagi aux actions de l'Équateur. Le président cubain Miguel Diaz-Canel a critiqué les actions du gouvernement du président Noboa, mais a également affirmé que le peuple équatorien "pourrait toujours compter sur les sentiments et le soutien de Cuba".
Nous rejetons les actions déraisonnables, hostiles et hostiles du gouvernement équatorien envers notre mission diplomatique reconnue dans ce pays. Cette action sans précédent nuit aux relations d'amitié et de coopération historique entre les peuples de nos deux pays", a souligné le président cubain.
Il a affirmé que Cuba continuerait à lutter pour préserver l'unité de la région Amérique latine malgré les actions de l'Équateur.
Le président équatorien Daniel Noboa a établi des relations personnelles avec le président américain Donald Trump. Cette semaine, son gouvernement a annoncé une campagne conjointe avec le gouvernement américain pour lutter contre les cartels de la drogue en Équateur.
Ce week-end, M. Noboa et d'autres dirigeants d'Amérique latine se rendront en Floride du Sud, aux États-Unis, pour rencontrer M. Trump au complexe hôtelier de Mar-a-Lago. Cette rencontre est appelée par les parties au sommet "Le Bouclier de l'Amérique".
Depuis septembre 2025, les États-Unis ont mené au moins 44 frappes aériennes sur des navires en mer des Caraïbes et dans l'est du Pacifique, accusant ces navires de trafic de drogue.
La décision de l'équatorien Noboa d'expulser les diplomates cubains cette semaine coïncide avec le moment où le président américain Donald Trump intensifie ses efforts pour faire pression sur Cuba.
Après avoir attaqué le Venezuela en janvier 2026, le président Trump a coupé le flux de pétrole entre Caracas et La Havane. Le 29 janvier, M. Trump a émis un décret menaçant de sanctionner économiquement tout pays fournissant du pétrole à Cuba, directement ou indirectement.