De nombreuses sources bien informées indiquent que le principal procureur du ministère américain de la Justice à Miami envisage des enquêtes criminelles contre des responsables du gouvernement cubain.
Le procureur fédéral de la région sud de la Floride, Jason Reding Quiñones, a créé un groupe de travail composé de procureurs fédéraux et de fonctionnaires de la Drug Enforcement Administration (DEA) et d'autres agences afin de rassembler des poursuites contre des personnes liées au gouvernement cubain, a déclaré une source anonyme.
On ne sait pas encore quels fonctionnaires cubains le bureau cible, ni quels chefs d'accusation criminels les procureurs pourraient chercher à présenter.
Le 6 mars, le ministère américain de la Justice a publié un communiqué soulignant que "les procureurs fédéraux de tout le pays travaillent chaque jour à la poursuite de la justice, y compris les efforts de lutte contre la criminalité transnationale".
L'enquête a eu lieu lorsque le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d'une "reprise amicale" de Cuba.
Le mois dernier, le président Donald Trump a annoncé que son administration négociait à haut niveau avec des responsables à La Havane pour poursuivre "une prise de contrôle amicale" à Cuba.
Cette semaine, M. Trump a réitéré ces déclarations, notant qu'il reviendrait à la question cubaine après la fin du conflit avec l'Iran.
Selon le Washington Post, Cuba reste la priorité absolue au bureau du procureur américain à Miami, où la vie politique, économique et culturelle est dominée par les Américains d'origine cubaine. Le bureau du FBI ici dispose d'un groupe spécialisé dans les questions cubaines.
Ces dernières semaines, certains républicains de Miami ont appelé l'administration du président Donald Trump à rouvrir l'enquête criminelle sur l'abattage par Cuba de 4 avions du groupe Brothers to the Rescue en 1996.
Bien qu'aucun acte d'accusation n'ait été rendu public, le procureur général de Floride a déclaré cette semaine qu'une enquête au niveau de l'État serait ouverte sur cette affaire.
L'administration du président Donald Trump a accusé Cuba de ne pas coopérer aux efforts antiterroristes américains, plaçant ce pays, ainsi que la Corée du Nord et l'Iran, sur la liste des rares pays que les États-Unis considèrent comme des sponsors du terrorisme.
Cette désignation découle du fait que les États-Unis estiment que Cuba protège les immigrants américains et refuse d'extrader certains chefs des forces armées rebelles en Colombie alors que ces personnes sont en pourparlers de paix avec la Colombie.