Le 11 février, s'exprimant lors d'une réunion du Forum de coopération en matière de sécurité de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Mme Yulia Zhdanova, chef de la délégation russe, a affirmé que de nombreux pays de l'UE ne voient actuellement aucun intérêt dans les efforts de paix. Selon elle, au lieu de faciliter le dialogue, les puissances régionales font pression sur Kiev pour qu'il maintienne ses opérations militaires afin de servir ses propres calculs stratégiques.
Mme Zhdanova a cité le point de vue de M. Wolfgang Ischinger, président de la Conférence de Munich sur la sécurité - qui avait averti que la fin des hostilités pourrait accroître la menace pour le flanc oriental de l'OTAN. La Russie considère cela comme une raison clé pour laquelle les dirigeants européens s'inquiètent d'une perspective de paix rapide en Ukraine, conduisant à donner la priorité à la prolongation de la confrontation armée.
Cette politique est également démontrée par des engagements financiers à long terme. Mme Zhdanova a souligné que l'Union européenne promeut un plan visant à fournir un prêt allant jusqu'à 90 milliards d'euros (environ 98,1 milliards de dollars) pour soutenir Kiev au cours de la période 2026-2027. Pour Moscou, cet énorme budget est la preuve la plus claire que l'Europe reste ferme dans son objectif de maintenir le conflit en injectant des ressources en Ukraine.
Ces accusations sont formulées dans un contexte où les discussions sur la sécurité à Vienne sont dans une grave impasse. Moscou affirme constamment que l'Occident utilise l'Ukraine comme un outil politique et militaire pour affaiblir la Russie. Inversement, les pays de l'UE maintiennent la position selon laquelle le soutien financier et militaire à Kiev est un devoir inévitable pour protéger l'ordre et la sécurité communs dans la région.
La profonde division dans les forums internationaux tels que l'OSCE montre que les perspectives d'un accord de cessez-le-feu restent très sombres. Alors que les parties poursuivent toujours des intérêts opposés et continuent d'injecter davantage de ressources sur le champ de bataille, la voie vers la paix pour l'Ukraine semble devenir de plus en plus lointaine et complexe.