Le ministère de la Santé recueille actuellement des avis sur le projet de décret réglementant le régime d'indemnités préférentielles professionnelles pour les fonctionnaires et les employés des établissements médicaux publics. Il est à noter que le projet propose d'ajouter de nombreux nouveaux groupes de personnes bénéficiant d'indemnités, notamment des professionnels de la santé appartenant aux forces armées.
Selon le projet, les personnes éligibles aux allocations préférentielles professionnelles comprennent les fonctionnaires, les employés contractuels travaillant dans des unités de service public opérant dans le domaine de la santé telles que la prévention des maladies, l'examen et le traitement médical, la réadaptation fonctionnelle, les produits pharmaceutiques, la sécurité alimentaire, les équipements médicaux, la médecine légale, la population, la protection sociale, la prévention des maux sociaux...
En outre, le personnel médical scolaire des établissements d'enseignement public et les professionnels de la santé des forces armées sont également proposés pour être ajoutés au champ d'application des allocations.
Par rapport aux réglementations en vigueur du décret 56/2011/ND-CP, le nouveau projet élargit le groupe de travail dans le domaine de la protection sociale et de la prévention et de la lutte contre les maux sociaux.
Pour les forces armées, le ministère de la Santé cite les dispositions de la loi sur les officiers de l'armée populaire vietnamienne et de la loi sur la police populaire, qui précisent que les officiers et les soldats bénéficient d'indemnités et d'allocations similaires à celles des cadres et des fonctionnaires ayant les mêmes conditions et nature de travail.
Le projet propose également 7 niveaux d'indemnités préférentielles professionnelles, allant de 30% à 100%, en fonction de la nature du travail et de l'environnement de travail.
Le niveau le plus élevé de 100% s'applique aux postes spécifiques tels que la réanimation, la médecine légale, l'anatomie, les soins aux patients atteints de troubles mentaux ou le travail dans les régions reculées, isolées, frontalières et insulaires.
Les niveaux de 70%, 60%, 50% et 40% s'appliquent à divers groupes de tâches professionnelles telles que le traitement des maladies infectieuses, les tests, l'imagerie diagnostique, l'anesthésie-réanimation, la pharmacie clinique, le contrôle des infections...
Pendant ce temps, le niveau d'allocation de 30% s'applique aux fonctionnaires travaillant dans la communication et l'éducation en matière de santé, de population, au personnel médical scolaire et aux postes qui ne sont pas directement impliqués dans l'expertise médicale.
Pour les travailleurs travaillant sous contrat, le projet autorise les chefs d'unité à se baser sur la nature spécifique du travail et les revenus professionnels pour examiner et décider du niveau d'allocation approprié, mais sans dépasser le cadre réglementaire.