De nombreuses lacunes dans la gestion
Le ministère de la Justice vient de publier le dossier d'évaluation du projet de décret réglementant les mesures d'organisation et de gestion des personnes soumises à des mesures judiciaires obligatoires pour traitement médical pendant la durée du traitement dans les établissements médicaux.
La réalité montre que le système de réglementations juridiques relatives à la gestion de ce groupe cible est encore non synchronisé, dispersé et incomplet. De nombreux établissements médicaux ne répondent pas aux exigences en matière d'installations et de personnel. Par ailleurs, l'application des technologies de l'information dans la surveillance et le suivi reste limitée.
Il est à noter que le processus de coordination entre les établissements médicaux et les organes de procédure pénale, d'exécution des jugements et les autorités locales rencontre également de nombreux obstacles et des difficultés dans la réception, la gestion et l'assurance de la sécurité et de l'ordre.
Proposition de "porte à 3 niveaux", surveillance étroite
Face à cette situation, le ministère de la Santé propose de préciser les conditions pour les établissements désignés pour mettre en œuvre des mesures de traitement obligatoire.
En termes d'expertise, l'établissement doit être un hôpital spécialisé en psychiatrie. En termes d'installations, la zone de traitement doit obligatoirement être conçue séparément, assurant un contrôle strict de l'entrée et de la sortie.
Il est à noter que le projet propose un système de portes en 3 couches comprenant: la porte de la chambre d'hôpital, la porte du couloir et la porte de la zone de traitement hospitalier. Toutes doivent être verrouillées solidement. Dans le même temps, la zone de traitement doit être équipée de caméras de surveillance complètes, avec des forces de sécurité en service 24 heures sur 24.
Chaque chambre d'hôpital doit avoir ses propres toilettes, minimisant le risque de danger. Les matériaux et équipements sont également encouragés à être conçus de manière sûre, en prévenant les comportements d'automutilation ou de violence.
Le projet stipule également clairement: les établissements médicaux ne sont autorisés à accueillir des personnes soumises à des mesures obligatoires de traitement médical que lorsqu'ils disposent d'un dossier complet et valide.
Dans le cas où le patient présente d'autres pathologies nécessitant une urgence, l'établissement peut temporairement refuser l'admission pour le transférer vers un lieu de traitement approprié au préalable.
Pour les cas dangereux tels que les crimes graves ou les condamnations antérieures multiples, la surveillance doit être effectuée en continu 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec la participation du personnel médical et des forces de sécurité.
En outre, un certain nombre de mesures fortes ont également été proposées, telles que: Limiter les visites, l'isolement, renforcer la protection ou le contrôle en cas de troubles. Cependant, l'application doit garantir la bonne autorité, ne pas porter atteinte aux droits et intérêts légitimes des patients.
Le ministère de la Santé estime que la promulgation du décret est nécessaire pour compléter le cadre juridique, améliorer l'efficacité de la gestion de l'État et garantir les droits des personnes soumises à des mesures de traitement obligatoire.
Dans un contexte d'augmentation du nombre de sujets et de complexité croissante, les solutions visant à renforcer la gestion devraient contribuer à assurer la sécurité des patients, du personnel médical et de la société.