Le ministère de l'Éducation et de la Formation (MEF) recueille actuellement des avis sur le projet d'amendement du programme d'enseignement général de 2018, qui propose que les élèves apprennent la langue étrangère 1 dès la 1re année.
Plus un enfant est exposé aux langues étrangères tôt, plus il a de conditions pour former des capacités d'écoute, de prononciation et de réflexes linguistiques naturels s'ils sont organisés avec une méthode appropriée.
Au début de l'école primaire, les enfants sont souvent intéressés par l'exploration de nouvelles langues et ont une bonne capacité à imiter les sons et à découvrir de nouvelles choses, ce qui facilite l'apprentissage des langues étrangères.
Mais l'important est que l'apprentissage de l'anglais dès la 1re année ne signifie pas transformer l'école primaire en un lieu de course aux certificats de langue étrangère.
Si l'apprentissage de l'anglais devient des heures d'étude lourdes, obligeant les enfants à mémoriser une série de structures grammaticales, à faire des tests en continu, alors de bons objectifs peuvent être contre-productifs.
Les enfants doivent être éduqués par des méthodes adaptées à leur âge, par le biais de la communication, des jeux, des images, de la musique, de la technologie et de situations familières.
L'objectif final n'est pas un bon bulletin scolaire, mais la capacité à utiliser une langue étrangère.
Le projet présente également des points notables car il ouvre toujours la possibilité de choisir d'autres langues étrangères. À partir de la 6e année, les élèves peuvent choisir la langue étrangère 2 en fonction des besoins et des conditions de l'école.
Un bon système d'éducation aux langues étrangères doit créer de nombreuses options pour que les élèves puissent apprendre des langues étrangères en fonction de leurs capacités, de leurs intérêts et de leur orientation professionnelle.
Ce sont des étapes notables, mais elles montrent également une exigence très claire, la politique ne peut réussir que si elle est accompagnée de ressources correspondantes.
Tout d'abord, les enseignants doivent être formés et perfectionnés pour répondre aux nouvelles exigences. Les programmes, les manuels scolaires, les supports pédagogiques et les équipements pédagogiques doivent être adaptés.
Les logiciels d'entraînement à l'écoute, les bibliothèques de données numériques, les salles de classe de langues étrangères et les plateformes interactives peuvent aider les élèves à être plus exposés à l'anglais.
Le plus grand défi ne réside pas seulement dans le programme, mais aussi dans la capacité d'assurer des conditions de mise en œuvre uniformes. En l'absence d'enseignants, de matériel pédagogique et d'environnement pratique, l'introduction de l'anglais dès la 1re année pourrait créer un fossé supplémentaire entre les élèves des différentes régions.
Une chose à noter, lorsque l'anglais devient une matière obligatoire, le fardeau ne doit pas se transformer en pression d'apprentissage supplémentaire.
L'école doit assurer la qualité dès le programme principal, afin que les possibilités d'apprentissage des langues étrangères ne dépendent pas du fait que la famille ait les conditions pour que l'enfant fasse des cours supplémentaires ou non.
Apporter l'anglais aux enfants dès la 1re année est une préparation précoce pour l'avenir, mais la vulgarisation des opportunités d'apprendre l'anglais est un objectif plus important que de simplement inclure cette matière dans l'emploi du temps.
Un système éducatif moderne ne peut pas laisser les élèves diplômés du secondaire hésiter à communiquer avec le monde en raison des barrières linguistiques.
L'anglais n'est pas le seul billet pour entrer dans le monde, mais c'est certainement l'un des outils importants.
Par conséquent, il convient de soutenir la proposition du ministère de l'Éducation et de la Formation, tout en fixant des exigences plus élevées, une fois obligatoire, il faut enseigner honnêtement, apprendre honnêtement et pouvoir utiliser honnêtement.