Ces derniers jours, les informations contenues dans le projet de circulaire guidant la mise en œuvre de la loi sur la prévention des maladies du ministère de la Santé proposant d'inclure des facteurs tels que la pression scolaire, la pression au travail, le stress prolongé dans la zone de surveillance du risque de troubles mentaux ont rapidement attiré l'attention du public.
De nombreuses opinions expriment des inquiétudes, voire des inquiétudes quant au fait que si la "personne soumise à la pression au travail" est placée sous surveillance psychiatrique, la portée des sujets sera trop large, car dans la société moderne, presque tout le monde doit faire face à la pression.
Ces réactions sont compréhensibles. En effet, dans la perception courante de la société actuelle, les deux mots "psychiatrique" portent encore de nombreux préjugés, et l'expression "surveillance" fait également facilement penser à être surveillé ou à être étiqueté avec une "étiquette".
Cependant, si l'on examine correctement la nature du projet, on peut constater que le problème n'est pas le même. Le contenu sur lequel le ministère de la Santé recueille des avis est en fait la construction d'un système de surveillance des facteurs de risque dans la communauté pour servir le travail de prévention des maladies.
Dans la santé publique, le suivi des facteurs de risque est une méthode courante pour détecter précocement les problèmes de santé avant qu'ils ne deviennent graves.
De ce point de vue, l'intégration des facteurs de risque dans le système de surveillance n'est pas destinée à étiqueter les citoyens comme « malades mentaux », mais à aider les autorités sanitaires à disposer de plus de données pour identifier les tendances, détecter précocement les groupes vulnérables et élaborer des mesures de prévention appropriées.
Ce qui inquiète encore l'opinion publique n'est pas l'objectif de la prévention des maladies, mais la manière d'exprimer et de mettre en œuvre les politiques. Car si l'on ne l'explique pas clairement, l'expression "surveillance psychiatrique" crée facilement le sentiment que toute pression dans la vie est considérée comme pathologique.
Par conséquent, la politique doit clairement définir quels sont les facteurs de risque notables, tout en veillant à ce que la collecte et l'utilisation d'informations ne suscitent pas d'anxiété ou de discrimination dans la société.
Le point positif est que le ministère de la Santé publie un projet pour recueillir largement l'avis d'experts, d'agences et de citoyens. Cela montre que le processus d'élaboration des politiques est toujours ouvert et peut être entièrement ajusté pour garantir à la fois la science et créer un consensus social.
La santé mentale devient de plus en plus une question importante dans la vie moderne. S'en soucier est nécessaire. Mais comment s'en soucier pour être à la fois efficace et éviter les malentendus, est une question qui doit être discutée en profondeur avant que la politique ne devienne réalité.