Les ambulances sont un moyen de sauver des vies, elles ne peuvent pas devenir un moyen de profiter de la douleur et du désespoir des patients. Cependant, les informations sur la situation de "chaos" des ambulances, les patients risquant d'être arnaqués montrent une réalité inquiétante: alors que la vie humaine est calculée en minutes, certaines personnes y voient une opportunité de payer. Ce n'est plus simplement l'histoire du prix d'un trajet. C'est l'histoire de la conscience, de la responsabilité et de la capacité de gérer un service spécial.
Une famille qui a un proche en danger critique n'a presque pas le temps d'examiner les prix, de négocier ou de comprendre chaque dépense. Dans cette situation, l'asymétrie des informations entre les prestataires de services et les utilisateurs de services est très importante. Si les prix ne sont pas rendus publics, les patients doivent presque accepter le prix proposé.
La personne qui appelle l'ambulance n'est pas un client normal. Il peut s'agir d'une personne qui vient d'avoir un accident, d'un patient en danger critique ou d'une famille en état de panique parce que des proches ont besoin d'être transférés à l'hôpital. Dans cette situation, ils n'ont pas le temps de comparer les prix en ligne, ils ne sont pas assez calmes pour marchander et parfois ils n'ont pas d'autre choix.
Si le prix n'est pas rendu public, que les coûts ne sont pas clairement annoncés, que les patients ne peuvent que "serrer les dents" et payer une somme d'argent supérieure à la réalité, alors peut-on appeler cela une transaction transparente?
Il n'est pas possible d'utiliser les deux mots "service" pour légaliser tous les prix, et encore moins de prendre la raison "acheter et vendre en même temps" pour ignorer la faiblesse particulière des patients. En urgence, les patients ne sont pas des clients qui ont le droit de marchander. Ils sont des sujets qui doivent être protégés.
L'ambulance est un service spécifique. En raison de cette spécificité, les exigences de gestion doivent être plus élevées, plus transparentes et les responsabilités doivent également être plus claires.
Il est nécessaire de publier la liste des unités remplissant les conditions de fonctionnement afin que les citoyens puissent les identifier. Il est nécessaire de publier ou de normaliser la méthode de calcul des coûts afin de limiter la situation où chaque endroit a un prix différent, chaque voyage a une méthode de calcul différente. Il est nécessaire d'avoir un mécanisme pour recevoir et traiter rapidement les signalements, car les patients ne peuvent pas attendre des semaines, des mois pour être résolus pour un montant d'argent qui a dû être payé en cas d'urgence.
Plus important encore, il faut traiter sévèrement les actes qui profitent intentionnellement de l'urgence des patients pour en tirer profit. On ne peut pas laisser la zone de la porte de l'hôpital devenir un endroit où les prestataires de services illégaux harcèlent, guident et se disputent librement les patients.
L'hôpital ne peut pas non plus considérer cela comme une affaire "à l'extérieur des portes" et rester à l'écart. Lorsque les patients viennent de sortir de l'hôpital et sont entourés d'invitations à l'ambulance, ce n'est pas seulement une question d'ordre. C'est aussi une question de protection des patients.