Au milieu de l'espace sacré des anciens temples, le rituel Hau Dong se déroule au son du luth de la lune, des tambours de cérémonie et des mélodies de la cérémonie de culte qui résonnent. Chaque cérémonie de culte recrée l'image d'un saint dans le palais des quatre palais divins tels que: la Sainte Mère, le grand mandarin, la Dame de cérémonie, l'Empereur, la Sainte Dame ou le Saint-Oncle, à travers les costumes, la musique, les chants et les rituels de performance.
Au rythme du chant van, les thanh dong changent successivement de costumes et pratiquent des danses rituelles avec des accessoires caractéristiques tels que des éventails, des épées, des drapeaux ou des rubans de soie. Chaque costume, mouvement et accessoire porte une signification symbolique, contribuant à créer une forme unique de spectacle folklorique. Mais le hau dong n'est pas seulement l'histoire des thanh dong.
Derrière chaque giá hầu se cache un espace culturel avec des cung văn qui maintiennent le rythme du chant, des tambouristes, des servantes offrant des écharpes et des vêtements, des artisans de papier votif, des couturiers de costumes de cérémonie et des gens assis tranquillement pendant de nombreuses heures dans le sanctuaire pour suivre chaque giá đồng. C'est la synergie de nombreuses personnes et de nombreux métiers artisanaux qui a créé la vitalité durable du rituel.
Outre les offrandes, de nombreux détails derrière le rituel contribuent également à la valeur du patrimoine: les offrandes soigneusement préparées, les objets votifs imprégnés d'art plastique folklorique, les chants des musiciens, les serviteurs ajustant silencieusement les tenues de cérémonie pour les médiums, ou les regards attentifs des participants au rituel. Ce sont ces personnes et ce travail silencieux qui ont créé la vitalité durable de la pratique de la croyance en la déesse Mère. Ce sont des coupes qui montrent que le hầu đồng n'est pas seulement un rituel religieux, mais aussi un espace culturel où l'art de la performance, la musique, l'art, l'artisanat et la vie communautaire se mélangent.
En 2016, "La pratique de la croyance du culte de la déesse mère des Trois Royaumes du peuple vietnamien" a été inscrite par l'UNESCO sur la liste du patrimoine culturel immatériel représentatif de l'humanité. La valeur du patrimoine ne réside pas dans le mystère, mais dans la capacité de connecter la communauté, de préserver les souvenirs culturels et de nourrir les formes d'art populaire qui ont été transmises à travers de nombreuses générations.
Le "Festival du Mois de la Liberation" n'est donc pas seulement la saison des festivals pour ceux qui pratiquent la croyance, mais aussi l'occasion de voir la vitalité d'un patrimoine qui continue d'être préservé par la communauté. Dans le chant van, le rythme des tambours de cérémonie et les couleurs des rituels, la tradition n'est pas stationnée dans le passé mais est toujours présente, se déplaçant au rythme de la vie d'aujourd'hui.
(Série de photos prises au temple Lanh Giang et au complexe Phu Giay à Ninh Binh en juillet 2026)