La psychologie de "faire ce qu'il faut".
Les menages commerciaux sont entres dans le nouveau regime de declaration fiscale, garantissant le principe "autodeclaration, auto-paiement, auto-responsabilite". Cependant, certains menages commerciaux sont toujours dans un etat de "compter d'abord et calculer ensuite".
M. Vu Van Tuyen (quartier de Le Chan, Hai Phong) - proprietaire d'un magasin de mode qui a encore des inquietudes quant au seuil d'imposition, a declare: "Pour l'application de la nouvelle taxe, nous devons toujours se conformer, mais le seuil d'imposition doit etre base sur differents produits commerciaux pour etablir des reglementations. La taxation basee sur l'impot forfaitaire ou l'impot sur le chiffre d'affaires n'est pas aussi importante que la question de la transparence de chaque article".
Selon M. Tuyen, le commerce d'articles allant des produits d'epicerie aux produits alimentaires ou a la mode doit avoir un niveau distinct. Par exemple, dans les magasins de vetements, le niveau de profit entre les produits nationaux et les produits chinois est differencie.
Si les marchandises chinoises importees peuvent rapporter un benefice de 50 a 70%, alors les marchandises de marques nationales que je vends ne representent qu'environ plus de 20%. Le magasin exploite egalement en parallele deux gammes: les marchandises deposees et les marchandises importees en capital propre. Pour les marchandises deposees, les entreprises sont exposees au risque de stock, de sorte que le magasin ne beneficie que d'un benefice de quelques dizaines de pour cent" - a exprime M. Tuyen.
Quant aux marchandises importees par soi-meme, M. Tuyen a ajoute qu'il doit actuellement supporter tous les coûts de stock, d'exploitation et de main-d'œuvre, bien qu'en theorie les benefices puissent atteindre 30 a 35%, mais en realite ce n'est pas tres facile.
M. Tuyen a pris l'exemple d'importer un lot de marchandises de 100 millions de dongs mais d'avoir un stock de 20 millions, le stock doit etre vendu a perte, voire reduit de 50 a 60% pour pouvoir etre depense.
Sur papier, l'industrie de la mode semble avoir des benefices eleves, mais en realite, les vendeurs nationaux doivent supporter de nombreux risques. Sans compter que le magasin doit egalement embaucher 3 a 4 employes reguliers, les coûts de l'espace, l'electricite et l'eau..., ce qui rend le probleme des benefices de plus en plus difficile", a partage M. Tuyen.
Quant aux petits commerçants vendant des fruits sur les marches locaux comme Mme Do Thi Huong (quartier de Hai An, Hai Phong), la transition vers la declaration fiscale est encore assez "ambiguë".

Nous vendons toujours les marchandises comme d'habitude, les activites commerciales ne peuvent pas s'arreter, nous les faisons puis nous continuons a calculer. L'emission des factures doit egalement etre basee sur le chiffre d'affaires, si nous depasseons le seuil, il y a des marchandises qui n'ont pas de factures jusqu'a present, je dois aussi m'en debrouiller. J'ai seulement entendu dire que je devrai faire une declaration fiscale et un releve", s'est inquietee Mme Huong.
Mme Huong estime que les menages commerciaux souhaitent tous "vendre autant, declarer autant, payer les impots", mais ce qui inquiete le plus les petits commerçants, c'est le manque de directives specifiques et faciles a comprendre.
Pour les produits agricoles et les fruits achetes et vendus selon la saison, en prenant des marchandises provenant de diverses sources, il n'y a pas toujours de factures d'entree, l'etablissement de releves, la determination du chiffre d'affaires reel ou la maniere de declarer conformement a la reglementation restent des obstacles majeurs.
Nous n'avons pas peur de payer des impots, nous esperons seulement recevoir des instructions claires pour faire correctement, faire suffisamment, eviter le risque d'etre penalises pour ne pas comprendre la loi et etre rassures pour faire du commerce" - a declare Mme Huong.
Projet d'utilisation des factures electroniques pour les menages commerciaux
