La directive est née dans un contexte où de nombreux cas d'agressions collectives, d'humiliation et de poursuites d'élèves se sont produits à l'extérieur des portes des écoles, dans les zones résidentielles, et ont même été mis en scène, filmés et diffusés publiquement sur les réseaux sociaux. On ne peut pas dire que le secteur de l'éducation est indifférent. Des programmes de construction d'écoles sûres, d'éducation morale, de compétences de vie, de conseil psychologique scolaire ont été et sont mis en œuvre. Mais la réalité montre que la violence scolaire continue de se produire. Cela nous oblige à regarder directement: de nombreuses solutions ne sont pas assez fortes.
Il est alarmant de constater que de nombreux cas ont montré des signes très tôt. Les élèves présentent des signes d'instabilité psychologique, de conflits prolongés, d'isolement, de menaces... mais ne sont pas détectés ou interceptés à temps. Dans certains endroits, lorsque l'affaire n'est pas encore "éclatée", l'école choisit d'éviter, de traiter en interne pour calmer la situation. Ce n'est que lorsque le clip s'est répandu, que l'opinion publique s'est indignée, que tout a été mis sur la table. Cette façon de faire n'est pas seulement lente, mais aussi dangereuse. La violence scolaire d'aujourd'hui n'est plus limitée à la classe. Elle s'infiltre dans la société, liée au cyberespace, où les paroles d'incitation, de défi, de diffamation peuvent transformer un petit conflit en un acte de violence grave. Lorsque les élèves considèrent se battre, humilier des amis comme une façon de "résoudre le problème", il est clair que l'éducation morale, la culture du comportement
La directive du Premier ministre sur la prévention et la lutte contre la violence scolaire est un message clair: Il ne faut plus tarder. Les responsabilités ont été soulignées très spécifiquement - du ministère de l'Éducation et de la Formation, du ministère de la Sécurité publique, des autorités locales, des écoles aux familles. La question qui reste est de savoir jusqu'où la mise en œuvre, si elle est substantielle ou non. Car si l'on s'arrête uniquement à la "mise en œuvre", au "renforcement de la propagande" sans inspection, supervision et traitement sévère, la violence scolaire se reproduira toujours.
La famille ne peut pas rester en dehors. De nombreux parents ne découvrent que leurs enfants comme victimes - ou même comme auteurs de violence - lorsque l'affaire est allée trop loin. L'occupation, le relâchement de la gestion, le fait de confier leurs enfants à l'école ou à un smartphone créent involontairement un vide dangereux.
L'école ne peut pas non plus se limiter au rôle d'"enseignement de l'alphabétisation". L'éducation morale, le mode de vie et les compétences en matière de contrôle émotionnel doivent devenir une partie essentielle, et non un contenu secondaire. En particulier, il ne faut pas négliger le rôle de la police et des autorités locales dans la garantie de la sécurité de la zone autour de l'école.
Le point de vue "6 clairs" - personne claire, travail clair, autorité claire, responsabilité claire, délai clair, résultats clairs - doit être appliqué de manière substantielle à la prévention et à la lutte contre la violence scolaire. Il n'est pas possible de traiter de manière à tirer des leçons générales. Chaque affaire doit clarifier la responsabilité, doit avoir des conclusions, des mesures correctives et être suivie jusqu'au bout.
Prévenir la violence scolaire n'est pas seulement pour protéger quelques élèves blessés aujourd'hui, mais aussi pour protéger l'avenir de toute une génération, construire une société plus sûre. Avec la directive 03, l'environnement éducatif sera un environnement heureux pour chaque élève.