Dans cette affaire, le probleme n'est pas seulement la somme d'argent importante, mais aussi la maniere dont l'organisation, les recettes et les depenses sont organisees et le role juridique des acteurs mobilises.
Ce n'est plus une question de bonne volonte ou de transparence financiere, mais une question de respect de la loi.
Selon les informations rapportees, des le debut de l'annee scolaire, le BDDPH de l'ecole primaire Nguyen Van Cu (Gia Lai) a elabore un plan de mobilisation de fonds pour construire des toits et nettoyer avec un budget total estime a 624 millions de dongs pour 52 classes, soit l'equivalent de 12 millions de dongs/classe.
Bien que le BDDPH affirme que tous les revenus et depenses sont transparents et non lucratifs, cette methode de mobilisation a revele de nombreux signes de non-conformite avec les reglementations en vigueur.
La circulaire n° 16/2018/TT-BGDDT du ministere de l'Education et de la Formation stipule tres clairement le financement des etablissements d'enseignement, garantissant un volontariat absolu, ne creant aucune forme de contrainte ou de pression sur les parents.
Ce sont des principes fondamentaux, visant a empecher la "socialisation deformee", transformant le volontariat en un devoir deguise.
Dans ce cas, bien que le BDDPH n'ait pas appele l'argent "obligatoire", l'elaboration d'un plan avec un niveau de 12 millions de dongs/classe est une reglementation sur le niveau de contribution en especes pour chaque parent. Ainsi, le volontariat n'existe plus.
L'incurrence de prelevements abusifs a l'ecole primaire Nguyen Van Cu n'est pas le premier cas, mais de nombreuses ecoles ont deja commis des infractions.
De nombreux BDDPH estiment que la collecte de fonds pour equiper les eleves de moyens et de meilleures conditions d'apprentissage est necessaire et une bonne chose.
Cependant, meme si le but de l'utilisation est bon, l'essence reste l'argent des contributions des parents, et non la source de socialisation au sens propre du terme.
Si toutes les ecoles laissent le BDDPH fixer des exigences d'equipement pour l'ecole, puis obligent les parents a payer de l'argent, il n'y aura que chaos.
Une autre chose a noter, BDDPH est un pont entre l'ecole et les parents, participant a la supervision et a la reflexion des opinions, et non une entite competente qui organise la mobilisation financiere, l'elaboration d'un plan de recettes et de depenses de centaines de millions de dongs pour les elements d'investissement et d'entretien des infrastructures.
Par consequent, lorsque l'activite de BDDPH depasse le champ de ses fonctions, meme dans de bonnes intentions, il s'agit toujours d'un acte illegal.
Il est possible de financer l'education, mais cela doit etre conforme a la loi. L'education a besoin de l'accompagnement de la societe, mais elle a encore plus besoin de transparence, de normes et de respect de la loi.