17 ans de subsistance et decision de quitter Hanoï
Arrives a Hanoï dans les annees vingt le couple Hoang Minh Thao (originaire de Phu Tho le nom du personnage a ete change) a emporte avec eux un reve simple d'une petite maison pour s'installer et elever leurs enfants dans la ville.
Pendant de nombreuses annees M. Thao a ouvert un petit magasin d'alimentation dans la region de Long Bien tandis que sa femme - Mme H. - etait comptable pour une entreprise privee.
Le revenu total du couple atteint parfois 60 a 70 millions de VND/mois mais il n'est pas stable.
Le magasin de M. Thao depend fortement du pouvoir d'achat de la zone residentielle pendant les periodes d'epidemie les prix d'importation des marchandises fluctuent le nombre de clients diminue les revenus mensuels ne representent que la moitie.
Le revenu de Mme H. n'est pas non plus fixe car l'entreprise est petite et les commandes fluctuent frequemment.
Pendant ce temps les depenses d'education de ses trois jeunes enfants les frais de location de la maison pour les enfants les frais de scolarite et les emprunts qu'ils ont dû supporter a des moments difficiles font que l'argent accumule du couple ne suffit presque qu'a tourner.
Jusqu'a present nous n'avons plus que 11 millions de VND notre magasin apres de nombreuses annees d'efforts pour survivre doit fermer. Les enfants ici connaissent les ecoles les amis... en regardant les enfants pleurer j'ai tres mal. Mais rester a Hanoï je ne supporte plus les depenses' a declare M. Thao.
Non seulement le couple Thao mais aussi Mme Hong (originaire de Phu Tho) mere celibataire de deux enfants se prepare egalement a quitter Hanoï apres le choc d'avoir ete trompee et perdu 230 millions de dongs au moment ou son travail de commerce est en declin.
Elle possede une maison d'une valeur d'environ 5 milliards de VND mais son revenu actuel ne suffit pas a subvenir aux besoins de ses enfants pour qu'ils aillent a l'ecole dans la capitale. Elle envisage de vendre sa maison et de demenager a Vinh Yen pour etre proche de ses freres et sœurs et avoir un soutien moral.
Je prevois d'utiliser 2 milliards pour acheter un petit appartement a louer aux Coreens environ 8 millions de VND/mois pour payer les frais de scolarite de mes enfants. Les trois milliards restants pour acheter une maison d'environ 100 m2 de deux etages a Vinh Yen (ancienne province de Vinh Phuc aujourd'hui province de Phu Tho) afin que les trois parents soient stables a long terme.
J'espere seulement que mes deux enfants auront un endroit sûr. A Hanoï tous les coûts pesent sur mes epaules et je ne peux plus m'en sortir' a-t-elle confie.
Il y a des soucis partout il y a des regrets partout il y a des regrets partout
Il y a trois mois le couple Phong et Mme Mai venait d'acheter un appartement pres du centre de Hanoï et louait pour 9 millions de VND/mois. Mais les coûts de subsistance eleves les ont mis au bord du gouffre.

Si nous restons a Hanoï mon mari et moi louons l'appartement actuel et louons un logement d'environ 4 a 5 millions de dongs/mois. Les prix de la maison peuvent augmenter car la zone est au sommet. Mais les revenus instables exercent une tres forte pression pour se debrouiller' a declare M. Phong.
Le deuxieme option est de vendre la maison pour environ 6 milliards de dongs de retourner dans sa ville natale de Nghe An pour y vivre et d'acheter un appartement en banlieue pour le louer afin de creer un revenu supplementaire.
Ma famille doit encore pres de 200 millions de dongs a la banque. Mon mari et moi vivons en harmonie sans pression familiale. Mais maintenant je ne sais vraiment pas si je dois garder les biens ou les vendre pour soulager le fardeau' a-t-il confie.
Les histoires ci-dessus ne sont qu'une petite tranche dans un tableau plus large : de plus en plus de jeunes travailleurs choisissent de quitter les grandes villes apres de nombreuses annees d'epuisement a cause de la pression de gagner leur vie.
Les prix des logements a Hanoï depassent de loin la capacite de paiement. Bien que les revenus soient de 60 a 70 millions de VND/mois de nombreuses familles restent « au plafond » face a l'augmentation continue des prix de l'immobilier tant dans le centre que dans les banlieues.
La maison les frais de scolarite l'hebergement des enfants la sante l'essence la voiture... sont tous chers. Une famille de 3 a 4 personnes peut depenser 25 a 40 millions de VND/mois ce qui fait que les revenus sont presque epuises' a partage M. Phong.
L'emploi est precaire en particulier chez les groupes de plus de 40 ans. Apres l'epidemie de nombreux travailleurs perdent leur emploi doivent changer de profession ou tombent dans une situation de revenus precaires.
Un seul evenement comme perdre son emploi etre trompe ou faire du commerce illegal... suffit a les rendre incapables de resister.
Dans ce contexte les prix des terrains dans les provinces sont encore raisonnables les coûts de subsistance sont inferieurs et le soutien de la famille est un choix qui aide de nombreuses personnes a reduire la pression financiere. L'ajout de revenus passifs provenant de la location de logements rend egalement le choix de rapatriement plus realisable.
C'est trop fatigant. De retour a la campagne il y a encore une maison des champs des freres et sœurs. Pour le reste... je recommence depuis le debut' a declare Mme Mai la femme de M. Phong tout en s'occupant de ses derniers travaux avant de quitter Hanoï.