Le décret 109/2026 réglementant les sanctions administratives dans le domaine du mariage et de la famille, en vigueur à partir du 18 mai, a augmenté l'amende pour les actes de violation du régime de monogamie de 3 à 5 millions de dongs à 5 à 10 millions de dongs.
Cette réglementation a rapidement attiré l'attention lorsque de nombreuses personnes ont estimé qu'il suffisait d'être "adultère" pour être sanctionné.
Selon l'avocat Hoàng Hà (Barreau de Hô-Chi-Minh-Ville), ces derniers jours, de nombreuses questions ont été posées sur la sanction des actes d'adultère. Faut-il être condamné à une amende pour "aller dans un hôtel"?
L'avocat analyse: "L'article 62 de ce décret ne prévoit que des sanctions pour les violations du mariage, du divorce et du régime de monogamie.
Parmi celles-ci, la loi ne prévoit que 2 types de relations, soit l'enregistrement du mariage pour la deuxième fois, soit la cohabitation comme mari et femme, tandis que tout le reste "au milieu", il n'y a pas de réglementation spécifique".
Selon l'avocat, le point essentiel réside dans le concept de "vie commune comme mari et femme", qui est souvent mal compris dans la réalité.
L'avocat a déclaré: "Vivre ensemble comme mari et femme, c'est une personne mariée qui vit avec quelqu'un d'autre... vivant ensemble comme une famille.
Cela est souvent prouvé par des signes tels que des enfants communs, des biens communs, être considéré comme mari et femme par les voisins et la société environnante.
Cela signifie qu'il doit y avoir tous les signes d'une deuxième famille qui existe réellement et non pas quelques nuits d'hôtel ou des messages affectueux - qui sont sanctionnés".

De nombreux actes sont condamnés pour leur éthique, mais il n'y a pas suffisamment de preuves pour imposer des sanctions administratives.
L'avocat a précisé: "Si le mari va dans un hôtel avec une autre femme une fois par semaine, c'est une question morale, contraire à l'éthique et à la morale, et non un acte puni en vertu de l'article 62.
Si le mari a une maîtresse mais qu'il rentre toujours à la maison pour vivre normalement avec sa femme, il n'a pas non plus à "vivre comme mari et femme" selon la définition légale".
Non seulement il est facile de mal comprendre l'acte, mais la procédure de sanction est également beaucoup plus complexe que ce que l'on pense généralement.
L'avocat Hoàng Hà analyse: "Les amendes administratives ne consistent pas à traiter immédiatement les personnes prises en flagrant délit.
Les personnes dont les droits sont violés doivent envoyer une plainte accompagnée de preuves, l'organisme compétent doit vérifier, établir un procès-verbal et prendre une décision de sanction.
Tout ce processus place le fardeau de la preuve sur les épaules du dénonciateur, alors que les preuves ne sont pas faciles à recueillir".
Un autre point notable est le montant de l'amende non versée à... la personne trahie.
L'avocat a déclaré que l'amende serait versée au budget de l'État, et non à la femme ou au mari (trahi). Pour traiter les biens, il faut examiner l'affaire de divorce et demander au tribunal d'examiner la faute d'une partie lors du partage.
Selon l'avocat, l'augmentation des amendes n'est pas simplement une augmentation de l'argent, mais a également une signification dissuasive et crée une base juridique pour les prochaines étapes de traitement.
L'avocat a estimé: "L'augmentation du niveau de l'amende a une valeur dissuasive en ce sens qu'elle affirme que le régime de monogamie est toujours protégé par des sanctions spécifiques.
C'est également un prélude à la transition vers la responsabilité pénale si le contrevenant a déjà été sanctionné et récidive. L'amende de 10 millions de dongs n'est pas une amende pour le plaisir, mais la première étape d'un processus de traitement plus sévère".
À partir de la pratique de l'application de la loi, l'avocat estime que les réglementations en vigueur ont fixé des limites claires à l'intervention dans la vie conjugale.
L'avocat Hoàng Hà a conclu: "Le droit administratif et pénal n'intervient que dans les actes qui ont une structure claire et des conséquences suffisamment graves pour l'ordre social. Les actes qui ne sont pas conformes aux normes morales mais qui n'atteignent pas ce seuil ne peuvent pas être sanctionnés administrativement".